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Le Populaire du Centre vient d'alerter ses lecteurs sur des propos d'Alain Rousset, propos qui renvoient à la mise en cause de SNCF réseaux que Carole Delga commence à pratiquer aussi. D'un côté la SNCF assume mal ses responsabilités d'où de justes critiques, mais d'autre part ses défenseurs n'avancent pas de véritable alternative. On est dans un dialogue de sourds qui ne peut pas donner une véritable politique ferroviaire. JPD

 

 

Indiscrétion

Les déclarations de Rousset et Djebbari sur SNCF Réseau font grincer des dents

Publié le 10/02/2019 à 06h55

Le comité de vigilance ferroviaire Limousin n’a que peu apprécié les dernières déclarations de Jean-Baptiste Djebbari et d’Alain Rousset concernant SNCF Réseau.

Les membres du Comité (composé de la CGT, ADS, Ensemble, Europe-Ecologie - Les Verts, Génération.s, La France Insoumise, le NPA, le Parti de gauche et le PCF), s’insurgent contre l’accusation « d’incompétence » attribuée à SNCF Réseau par les deux élus.

Selon le Comité « les propositions de Jean-Baptiste Djebbari, de bus à haut niveau de service, de trains à hydrogène, de sous-traitance et de maîtrise d’ouvrage privé, démontrent une méconnaissance des problématiques des lignes du Limousin, qui porte essentiellement sur l’état des voies, la fermeture des gares et l’absence totale de coordination avec les départements, les entreprises et le monde scolaire et universitaire ».

Des propositions pour « gagner du temps »

« Ces propositions semblent être des solutions factices permettant de gagner du temps pour apporter des réponses concrètes à une problématique qui dure. La question des bus à haut niveau de service en ruralité a déjà été posée avec les bus Macron, qui ont cessé de desservir la Creuse après 6 mois d’exploitation, faute de rentabilité financière pour les actionnaires. Ce n’est donc pas une réponse adaptée en monde rural. Ce moyen de transport low-cost n'a jamais eu pour finalité de desservir les territoires mais plutôt de remplacer des InterCités. De plus, la notion de haut niveau de service n'a aucun sens sur des routes secondaires souvent sinueuses où la vitesse est limitée à 80 Km/h et traversant des agglomérations ».

Et le Comité dit « aux autorités régionales et aux représentants de l’Etat de se positionner sur l’utilisation des budgets CPER limousin 2015-2020 et sur la stratégie d’aménagement du territoire pour les zones rurales comme le Limousin ».

La région se voile la face

Quant aux propos d’Alain Rousset, sur la situation de la ligne Nexon – Brive, le Comité assure que « le conseil régional était informé depuis plusieurs années de la suspension d’exploitation à fin 2018 ».

Pour ce qui est Limoges - Ussel, avec un scénario sans travaux « la région se voile la face. La montée de l’inquiétude est légitime. La région nie le diagnostic du réseau établi par SNCF qui indique un arrêt des circulations sur la ligne, pour le service annuel 2022. En ignorant cela, la collectivité pourra crier à l’incompétence de SNCF Réseau en 2022, lorsque les trains ne desserviront plus l’Est haut-viennois et la Haute-Corrèze ».

Le comité de vigilance ferroviaire régional demande à ce que « la Région prenne en compte, dès maintenant, l’urgence ferroviaire du Limousin, de l’Indre et du Nord du Lot et apporte de vraies solutions, rapides, efficaces et allant dans le sens du développement du Service Public ». Il demande une rencontre, dans les plus brefs délais, à l’exécutif du Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine. Olivier Chapperon

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