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Nous avons déjà vu comment, adroitement, un sénateur des Landes a fait voter le droit à la création de sociétés financières de projet que Carole Delga appelle toujours « société de projet » en oubliant le terme « financier ». Ce nouvel article de La Dépêche confirme bien que l’amendement n° 722, insignifiant à la lecture, est en lien, sans le dire, avec la LGV Bordeaux-Toulouse.

Les députés vont-ils suivre les sénateurs ? Qu’ils lisent cet article pour mesurer le sens de leur vote ! Qui dit société financière de projet dit nouvelles taxes ! Seulement sur l’implantation des entreprises ? Chauzy est un comique ! J-P Damaggio

 

 

LGV Bordeaux-Toulouse : le projet pourrait enfin se débloquer

Publié le 06/06/2019 à 16:58 ,      

La création d’une «société de projet» pour porter la ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux doit être débattue à l’Assemblée nationale. En cas de feu vert, la Région et les autres collectivités pourraient enfin accélérer la réalisation de la LGV. Le PPP c’est trop cher or c’est bien la Région occitanie qui a voté le PPP de la LGV Tours-Bordeaux ! Et n’avons nous pas crié que ça serait trop cher ? Seul François Simon, au Conseil régional, alerta les élus sur ce points ! Par quel miracle la société financière de projet serait moçins chère pour une ligne inévitablement moins rentable ? D’autant qu’il suffit de bien lire l’article : seule la région occitanie (avec métropole et conseil départemental du 31) est prête à payer. A Bordeaux personne ne peut ou ne veut faire de même. Quant au modèle de la société du Grand Paris Express (la seule du genre) elle prend déjà l’eau de toute part ! Le scandale est énorme. J-P Damaggio

 

La Dépêche 7 juin 2019

Le projet de LGV (Ligne à grande vitesse) Bordeaux-Toulouse devrait connaître un coup d’accélérateur. Depuis lundi, la loi d’orientations des mobilités (LOM) est en discussion à l’Assemblée nationale. Parmi les nombreux sujets à aborder, les députés doivent examiner un amendement porté par des élus d’Occitanie qui s’annonce décisif pour la réalisation de la ligne. Concrètement, la loi devrait autoriser la création d’une «société de projet » pour porter la future LGV. Cet établissement public dans lequel la Région et les autres collectivités (Toulouse métropole, département) seraient impliquées, piloterait le financement de la ligne. Un support juridique indispensable.

«Nous ne souhaitons pas reproduire le dispositif de concession mis en place pour la ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours avec une rémunération des opérateurs trop élevée» indique Carole Delga. La présidente de la Région prend pour modèle la société du Grand Paris Express récemment créée et qui doit réaliser le futur métro francilien dont le coût avoisine les 35 milliards d’€.

«C’est une question d’équité de traitement, insiste Carole Delga. Nous sommes dans une situation unique. 60% des Français à plus de 4 heures de Paris sont en Occitanie».

La société de projets serait en mesure de s’assurer des ressources en percevant des taxes sur de futures implantations d’entreprises. Jean-Louis Chauzy, le président du Ceser (Conseil économique social et environnemental régional) et d’Eurosud Team a travaillé avec les collectivités et la Chambre régionale de commerce et d’industrie sur la question des ressources. «Nous sommes crédibles au niveau du modèle financier » assure Jean-Louis Chauzy.

 

Quatre millions d’habitants concernés

Le président du Ceser rappelle que le projet de LGV ne concerne pas uniquement les deux métropoles de Bordeaux et Toulouse. «Ce sont quatre millions d’habitants qui sont concernés. Et sur l’importance de cette liaison, les élus de la Nouvelle-Aquitaine sont sur la même longueur d’onde.» En cas de feu vert de l’Assemblée, le projet pourrait enfin se concrétiser avec un démarrage des travaux à l’horizon 2021. «Nous avons perdu deux ans depuis que les grands investissements ont été stoppés par le Président de la République, regrette Carole Delga. Mais il faut regarder l’avenir. Nous avons déjà réalisé cinq millions d’€ d’études et des acquisitions de terrains ont été faites. Nous ne partons pas de rien.» La LGV peut être réalisée «en huit à neuf ans» selon la présidente, pour une livraison espérée avant 2030. Toulouse sera alors à 3h10 de Paris, au lieu de 4h20 actuellement.

Au-delà de la ligne à grande vitesse, la création de ces voies nouvelles désengorgera le réseau régional saturé autour de Toulouse. Elle permettra de mettre en place un meilleur cadencement pour les trains du quotidien. La Région milite aussi pour la LGV Montpellier-Perpignan qui pourrait aussi être portée par une société de projets. Eric Berger

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