Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Nadia Pellefigue n’a pas voulu aller sur la liste Archipel à cause du différent sur la LGV

Nadia Pellefigue :

« Je fais partie des élus qui défendent depuis plusieurs années ce projet. Et il est d’autant plus important en période de crise… Obtenir l’arrivée de la LGV à Toulouse, c’est un combat que nous menons en commun avec la Région et le Département depuis longtemps. Si on ne la réclame pas, on ne l’aura pas ! Donc il faut se battre. Et à Toulouse, depuis six ans, on ne l’a pas fait suffisamment.

Nous avons un désaccord sur ce sujet avec Antoine Maurice.

Je considère qu’il faut impérativement la LGV à Toulouse. Je ne voulais pas changer ma position pour la mettre en adéquation avec la sienne… Je suis restée fidèle à mes convictions. J’observe que le PCF est pour la LGV, que Claude Raynal l’a toujours défendu aussi, mais les contorsions électorales rendent les choses illisibles.

En période de crise, je crois en la politique de grands travaux et je comptais d’ailleurs demander des crédits d’État à cet effet.

Mais comment peut-on vouloir influer sur le trafic aérien, sans la LGV ? Il faut obtenir des engagements de l’État pour la relance à Toulouse, avec la construction de la LGV. C’est un élément de dynamisme important, et qui a aussi une dimension culturelle.

Il faut relier Toulouse à la capitale et au reste de l’Europe. La réalité de ce projet, c’est Paris-Toulouse-Barcelone. Toutes les grandes métropoles de France sont desservies par des LGV, sauf une… Le seul trou qu’il y a en France, c’est chez nous ! »

 

L’ignorance de Mme Pellefigue est immense.

1 Paris-Barcelone c’est par Lyon depuis très longtemps et ça ne va pas changer surtout avec une gare LGV au cœur de Toulouse et l’absence de LGV de Toulouse à Narbonne.

2 La rénovation de la ligne existante ce sont de grands travaux plus dirigé vers les entreprises locales.

3 Et surtout la LGV c’est un gain de temps minium pour un coût maximum et des dégâts écolos immenses mais on ne va pas refaire le débat.

 

Claude Raynal, son ami du PS, est en effet allé avec Antoine Maurice donc comment lui s’explique-t-il aujourd’hui ?

« Si, d’aventure, l’Etat devait consacrer une enveloppe conséquente à la LGV, Antoine Maurice se résoudrait-il à revenir sur sa position de réaménager seulement la ligne ferroviaire existante ?

Claude Raynal : Encore une fois, il ne suffit pas de dire comme Jean-Luc Moudenc que l’on veut un train qui arrive vite. Il faut aller chercher les 2 ou 3 MM d’euros nécessaires au démarrage d’un projet dont on parle depuis l’élection municipale de… 1989.

Nous parlons d’un projet budgété à 7,5 MM d’euros, contre 4 à 5 MM pour le réaménagement de la ligne existante.

Si l’Etat devait apporter 30, 40, 50% du financement, alors tout le monde serait d’accord pour remettre le dossier à l’étude.

Ensuite, le dossier devient technique et l’on se range aux éléments techniques pour savoir lequel des deux projets choisir : une LGV ou un aménagement de l’existant. N’oublions cependant pas que si l’Etat engage pareille somme, c’est sans aucun doute lui qui dira ce qu’il veut faire. Je vais même plus loin : c’est à lui de dire ce qu’il faut faire !

Peut-on cependant accepter de rester la seule métropole non connectée à Paris par une ligne à grande vitesse ?

C.R.: Comparons avec la navette aérienne pour Paris. Il y a plusieurs années, de Tournefeuille au centre de Paris, il me fallait 3 heures. Aujourd’hui, si l’on prend en compte, les bouchons avant le départ, puis après, les contrôles avant la montée dans l’avion, je mets 4 heures. La LGV prévoit un trajet en 3h15 au mieux. Un réaménagement de la ligne existante allonge le voyage d’une demi-heure. Vous voyez que tout est discutable. Le drame aujourd’hui est que l’on se cantonne à la pensée courte, au slogan, au coup de menton. Et cette campagne des municipales en a été un nouvel exemple. »

 

Claude Raynal est licencié ès sciences économiques, énarque (promotion Cyrano-de-Bergerac, 1997-1999), il devient à sa sortie de l'ENA conseiller de tribunal administratif. Élu conseiller municipal de Tournefeuille en 1989, il en devient maire de mars 1997 au 28 juin 2015. Conseiller général du 22 mars 1998 au 29 mars 2015, il est élu sénateur de la Haute-Garonne le 28 septembre 2014. Dans le cadre de la primaire présidentielle socialiste de 2017, il soutient Manuel Valls.

A lire son propos on ne s’attend pas à pareille ignorance. Où a-t-il appris que la rénovation était 4 ou 5 milliards d’euros ? Où a-t-il appris que l’Etat pourrait verser 30, 40, 50% du coût ? Oui, tout est discutable avec les bonnes cartes en main.

Quant au débat sur la concurrence entre le train et l’avion, rappelons que le premier concurrent du rail c’est la route ! Des marchandises par camion ou par train ? Focaliser sur le rapport à l’avion c’est réduire le débat à la question secondaire ! Jean-Paul Damaggio

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :