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 La sortie d’autoroute Agen-Ouest

Cet article révèle plusieurs choses.

-L’attention à l’environnement car il faut faire «vert» aujourd’hui...

-La petite participation de Vinci

-L’absence de référence à la gare LGV d’Agen

En effet cette gare devait s’installer en lien avec le Technopole Agen-Garonne de Sainte-Colombe. Saluons à ce sujet l’ami Bonotto qui a mené la lutte contre cette zone et qui vient malheureusement de décéder. voir http://www.tgv-albret.fr/

Je donne cet article pour aider à la réflexion puisqu’il est parfois question d’une sortie d’autoroute à Montech. Que chacun prenne note des sommes à verser. J-P Damaggio

 

La Dépêche Publié le 13/03/2021

Du beau monde hier, pour le lancement des travaux du futur échangeur d’Agen-Ouest, construit par Vinci autoroutes : outre le P.-D.G. de cette grande entreprise (Pierre Coppey), de la présidente du Département de Lot-et-Garonne (Sophie Borderie), du président de l’Agglo d’Agen (Jean Dionis) et du secrétaire général de la préfecture (Morgan Tanguy), on aura aussi noté la présence du crapaud calamite et de l’amarante du bouchon – finalement puissances invitantes. Etaient excusés, sans doute en raison d’une météo capricieuse, la reinette méridionale, les reptiles, les oiseaux, bref tous les amis d’un réseau autoroutier.

Car, comme la signalé hier le représentant de l’Etat, "ce chantier autoroutier est emblématique de la prise en compte environnementale". D’où cette présence, au premier rang, de la faune et de la flore…

La protection n’est "naturellement" pas la raison première de cet investissement de 17,4 millions d’euros. L’objectif est surtout d’irriguer le trafic routier en Lot-et-Garonne, de faciliter le transit nord/sud, et de créer un débouché direct sur ce poumon économique lot-et-garonnais que doit devenir le Technopole Agen-Garonne de Sainte-Colombe.

Le spectre de Camélat

Il s’agit donc d’une infrastructure capitale pour le développement économique, et dans sa prise de parole Sophie Borderie a bien souligné combien cet équipement serait celui de tous les Lot-et-Garonnais ; il permettra de fluidifier la circulation entre la vallée de la Garonne et celle du Lot, pour mieux "désenclaver" Villeneuve et Fumel.

Le maire d’Agen et président de l’Agglo a lui aussi entonné ce refrain du développement économique, évoquant le TAG – qui ne peut tourner à plein régime qu’avec une connexion autoroutière – et bien sûr le fameux pont de Camélat, dont le spectre plane toujours dans ses discours et dans nos colonnes…

Pour autant, Jean Dionis n’a pas été avare en remerciements hier : il a loué la participation du conseil départemental dans le financement de cet échangeur d’Agen-Ouest, a félicité l’Etat pour la force de son engagement – et l’aide apportée à l’instruction des dossiers administratifs – et bien sûr remercié Vinci autoroutes qui est à la manœuvre, et qui s’est engagé à livrer ce péage en 2022.

Tous les décideurs participant à la construction du futur échangeur autoroutier d’Agen-Ouest étaient conviés hier par Vinci au lancement officiel des travaux.Tous les décideurs participant à la construction du futur échangeur autoroutier d’Agen-Ouest étaient conviés hier par Vinci au lancement officiel des travaux. Photo S.Bo.

Rappelons au passage les sommes considérables consenties dans cette affaire : le coût de la réalisation (à cheval sur les territoires communaux de Brax, Roquefort et Sainte-Colombe-en-Bruilhois) est de l’ordre de 17,4 millions d’euros, cofinancés par l’Agglo (6,15 millions d’euros), le Département (même somme) et Vinci autoroutes (5,1 millions). Xavier Richer de Forges, directeur des opérations chez Vinci autoroutes, a souligné que cet équipement se matérialiserait demain par un rond-point d’accès (raccordé à la RD 292), un tronçon routier menant à une gare de péage à cinq voies, deux parkings, quatre bretelles permettant aux voitures d’aller ou de sortir des sens Toulouse/Bordeaux et Bordeaux/Toulouse, dont deux empruntant un nouveau pont. Il a également évoqué trois bassins, pas là pour faire joli mais pour répondre aux enjeux de protection de la nature. D’où la présence à cette cérémonie des crapauds et autres reinettes.

 

140 000 heures de travail

Le P.-D.G. Pierre Coppey a quant à lui souligné que l’investissement en la matière n’était pas anecdotique puisque 1,3 million (soit grosso modo 10% de l’investissement total) était consacré à l’environnement. Il a également pointé d’autres priorités : l’aménagement du territoire – cet échangeur ne sera sans doute pas le plus juteux du Groupe Vinci… – et l’engagement sociétal. Quelque 140 000 heures de travail vont être consommées sur le chantier, et des partenariats ont été noués avec des structures locales de retour à l’emploi et d’insertion professionnelle. Autant d’éléments à prendre comme "des signaux d’optimisme pour l’avenir", a déclaré le P.-D.G. de Vinci autoroute.

Le beau temps est alors revenu et, du fond d’une mare remplie d’une eau fraîche, on aura cru entendre une reinette en coasser de contentement.

 

Je donne cet article pour aider à la réflexion puisqu’il est parfois question d’une sortie d’autoroute à Montech. Que chacun prenne note des sommes à verser. J-P Damaggio

 

La Dépêche Publié le 13/03/2021

Du beau monde hier, pour le lancement des travaux du futur échangeur d’Agen-Ouest, construit par Vinci autoroutes : outre le P.-D.G. de cette grande entreprise (Pierre Coppey), de la présidente du Département de Lot-et-Garonne (Sophie Borderie), du président de l’Agglo d’Agen (Jean Dionis) et du secrétaire général de la préfecture (Morgan Tanguy), on aura aussi noté la présence du crapaud calamite et de l’amarante du bouchon – finalement puissances invitantes. Etaient excusés, sans doute en raison d’une météo capricieuse, la reinette méridionale, les reptiles, les oiseaux, bref tous les amis d’un réseau autoroutier.

Car, comme la signalé hier le représentant de l’Etat, "ce chantier autoroutier est emblématique de la prise en compte environnementale". D’où cette présence, au premier rang, de la faune et de la flore…

La protection n’est "naturellement" pas la raison première de cet investissement de 17,4 millions d’euros. L’objectif est surtout d’irriguer le trafic routier en Lot-et-Garonne, de faciliter le transit nord/sud, et de créer un débouché direct sur ce poumon économique lot-et-garonnais que doit devenir le Technopole Agen-Garonne de Sainte-Colombe.

Le spectre de Camélat

Il s’agit donc d’une infrastructure capitale pour le développement économique, et dans sa prise de parole Sophie Borderie a bien souligné combien cet équipement serait celui de tous les Lot-et-Garonnais ; il permettra de fluidifier la circulation entre la vallée de la Garonne et celle du Lot, pour mieux "désenclaver" Villeneuve et Fumel.

Le maire d’Agen et président de l’Agglo a lui aussi entonné ce refrain du développement économique, évoquant le TAG – qui ne peut tourner à plein régime qu’avec une connexion autoroutière – et bien sûr le fameux pont de Camélat, dont le spectre plane toujours dans ses discours et dans nos colonnes…

Pour autant, Jean Dionis n’a pas été avare en remerciements hier : il a loué la participation du conseil départemental dans le financement de cet échangeur d’Agen-Ouest, a félicité l’Etat pour la force de son engagement – et l’aide apportée à l’instruction des dossiers administratifs – et bien sûr remercié Vinci autoroutes qui est à la manœuvre, et qui s’est engagé à livrer ce péage en 2022.

Tous les décideurs participant à la construction du futur échangeur autoroutier d’Agen-Ouest étaient conviés hier par Vinci au lancement officiel des travaux.Tous les décideurs participant à la construction du futur échangeur autoroutier d’Agen-Ouest étaient conviés hier par Vinci au lancement officiel des travaux. Photo S.Bo.

Rappelons au passage les sommes considérables consenties dans cette affaire : le coût de la réalisation (à cheval sur les territoires communaux de Brax, Roquefort et Sainte-Colombe-en-Bruilhois) est de l’ordre de 17,4 millions d’euros, cofinancés par l’Agglo (6,15 millions d’euros), le Département (même somme) et Vinci autoroutes (5,1 millions). Xavier Richer de Forges, directeur des opérations chez Vinci autoroutes, a souligné que cet équipement se matérialiserait demain par un rond-point d’accès (raccordé à la RD 292), un tronçon routier menant à une gare de péage à cinq voies, deux parkings, quatre bretelles permettant aux voitures d’aller ou de sortir des sens Toulouse/Bordeaux et Bordeaux/Toulouse, dont deux empruntant un nouveau pont. Il a également évoqué trois bassins, pas là pour faire joli mais pour répondre aux enjeux de protection de la nature. D’où la présence à cette cérémonie des crapauds et autres reinettes.

 

140 000 heures de travail

Le P.-D.G. Pierre Coppey a quant à lui souligné que l’investissement en la matière n’était pas anecdotique puisque 1,3 million (soit grosso modo 10% de l’investissement total) était consacré à l’environnement. Il a également pointé d’autres priorités : l’aménagement du territoire – cet échangeur ne sera sans doute pas le plus juteux du Groupe Vinci… – et l’engagement sociétal. Quelque 140 000 heures de travail vont être consommées sur le chantier, et des partenariats ont été noués avec des structures locales de retour à l’emploi et d’insertion professionnelle. Autant d’éléments à prendre comme "des signaux d’optimisme pour l’avenir", a déclaré le P.-D.G. de Vinci autoroute.

Le beau temps est alors revenu et, du fond d’une mare remplie d’une eau fraîche, on aura cru entendre une reinette en coasser de contentement.

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