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Dans mon livre de 2010, ils disent non à la LGV Toulouse-Bordeaux, j’ai rappelé la position du sénateur Jean-Michel Baylet exprimée le 17 février 2010 dans le cadre d'une question écrite au gouvernement, où il précise le principe du financement de la LGV pour les collectivités :

« C'est un enjeu majeur pour le Sud-ouest, auquel les Tarn-et-Garonnais adhèrent : nous avons toujours soutenu ce grand projet ferroviaire, dont nous mesurons tout le potentiel économique, même s'il ne devrait être opérationnel, hélas ! qu'en 2020. Dois-je rappeler que les collectivités locales participent à hauteur de 50 % au financement de cette ligne à grande vitesse ? Ce financement extraordinaire et inédit est une grande première ! »

Onze ans après nous en sommes au même point :

1 – «les Tarn-et-Garonnais adhèrent» or après février 2010 une colère s’est largement exprimée.

2 – «tout le potentiel économique» avec une enquête d’utilité publique qui a dit non au projet ce qui est rare.

3 – «les collectivités locales participent à hauteur de 50 %» et c’est là qu’on retombe sur les dernières déclarations de Castex présentées comme un fait nouveau, une avancée extraordinaire !

 

Comme je ne fais pas comme JMB je reconnais une réalité nouvelle puisque la somme de 4,1 milliards est donnée, qu’elle représente en fait 40%, et qu’elle confirme donc que la dite LGV est à 10 milliards et non à 7 comme le disait encore il y a trois jours Delga-Moudenc ! Or depuis des lustres nous disions que c’était tout le GPSO à 10 milliards ! (donc avec Bordeaux-Hendaye). En 2010 JMB insiste sur le financement local pour justifier ses revendications sur le tracé : puisqu’on finance, on peut modifier le tracé ! Ce qui bien sûr n’a rien donné. Et il insiste sur ce financement car à ce moment là, l’estimation est de 3 milliards !

Bref, quand on lit bien les déclarations de Castex elles renvoient la question au local : à présent voyons comment les collectivités locales vont rassembler 4 milliards pour le cas improbable où l’Europe en financerait 2 ! Quant à l’hypothèse d’un début des travaux en 2024 il sera facile de dire que vu que les collectivités n’ont pas finalisé leur budget… Car combien de collectivités veulent payer ? Pour Bordeaux-Tours elles furent 72 avec beaucoup de rétractations. Aujourd’hui elles sont trois : Conseil régional Occitanie, Métropole de Toulouse, Conseil départemental Haute-Garonne. Voilà pourquoi d’ailleurs Carole Delga ose proposer une première tranche Toulouse-Agen ! J-P Damaggio

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