Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La Dépêche du 47 qui n’est pas celle du 82 permet de bien connaitre la position du Conseil départemental et c’est un bon point d’appui.
Observons cependant l’anomalie : le 47 a payé pour Tours-Bordeaux et le 82 non.
Il serait bien que le Conseil départemental du 82 dise la même chose que le 47. 
 

La Dépêche Publié le 29/04/2021

Sophie Borderie le dit clairement, le Département ne versera pas un euro pour le projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse validé par le gouvernement.

Une lettre «ne suffit pas. Et elle manque de précision»

Interrogée ce jeudi sur la validation du tronçon de ligne à grande vitesse (LGV) entre Toulouse et Bordeaux (*) par le Premier ministre Jean Castex, la présidente PS du conseil départemental de Lot-et-Garonne Sophie Borderie veut en savoir plus «sur les dessertes proposées pour le Lot-et-Garonne par exemple. Ce projet est enterré depuis des années, un simple courrier n'est pas suffisant.»

Candidate à sa propre succession, Sophie Borderie note en souriant que le calendrier de cette annonce «est une opportunité» à moins de deux mois des élections régionales.

Dans ce projet, relève-t-elle encore «il ne peut être question seulement du tracé et de l'impact sur l'environnement et le cadre de vie qui restent des points essentiels. Cette LGV ne peut pas se faire au détriment des dessertes ferroviaires de proximité que sont les TER par exemple. Les investissements prévus pour cette ligne ne doivent pas se substituer à ces lignes locales entre Toulouse et Bordeaux, qui sont d'un intérêt majeur pour le territoire de Lot-et-Garonne entre les deux villes. Il ne faut pas rêver, une ligne LGV ne s'arrête qu'une fois dans un sens et dans l'autre.»

« Une claque »

Le conseil départemental «ne versera donc pas un euro car, de plus, le transport ferroviaire n'est pas dans nos compétences.» L'élue enfonce le clou. « L'État serait mal venu de nous demander une participation alors qu'on lui demande de notre côté près de trente millions d'€ pour l'absence de compensation constatée dans les dernières années.»

Le conseil départemental s'est engagé à hauteur de 34 millions d'€ pour le tronçon Tours-Bordeaux, qu'il continue de payer. Dans l'hémicycle, les débats ont souvent été houleux entre promoteurs de cette LGV et défenseurs d'une autre façon de penser le transport ferroviaire à grande vitesse.

Les opposants ont pris une « claque » pour reprendre l'expression du président de TG V en Albret Charles D'huyvetter. « Mais nous n'allons pas en rester là, car nous restons convaincus qu'il existe d'autres solutions. » S'appuyant sur un rapport d'experts commandé par leurs soins, les anti-LGV défendent toujours l'idée d'une rénovation des lignes existantes, d'un coût largement inférieur, 2 milliards d'€ contre les 8,8 milliards d'€ officiels, datés de 2017.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :