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Le Lot prêt à payer

Toujours plus fou, toujours plus fort ! Le Conseil départemental du Lot prêt à payer pour Bordeaux-Toulouse ! Un département qui avait eu l'idée de ne pas payer pour Bordeaux-Tours !  Il est vice-président du CD mais ne sait pas la somme qui lui est demandée alors que l'élu Vert (sur la photo l'annonce : 20 millions d'euros. Alors que la ligne POLT est en galère ! Je n'arrive plus à comprendre l'idiotie de nos grand élus ! J-P Damaggio

Pourquoi le Département du Lot soutient-il la ligne TGV Bordeaux - Toulouse

Considérant que la construction de la ligne TGV Bordeaux - Toulouse contribuera à améliorer le réseau ferroviaire du Sud-Ouest, Frédéric Gineste nous dit pourquoi le Lot participe.

Frédéric Gineste, conseiller départemental, vice-président en charge des Infrastructures de mobilité. Par Jean-Claude Bonnemère Publié le 18 Oct 21

Considérant que la construction de la ligne TGV Bordeaux – Toulouse, contribuera à améliorer l’ensemble du réseau ferroviaire du Sud-Ouest, le Département du Lot met la main à la poche*, Frédéric Gineste, conseiller départemental de Gourdon, vice-président en charge des Infrastructures de mobilité, nous dit pourquoi.

 « Le désenclavement ferroviaire du Lot avance sur de bons rails » déclare Frédéric Gineste. Les questions de mobilité et leur déploiement constituent un enjeu majeur pour l’avenir de notre département et son désenclavement, tant pour répondre à des problématiques économiques, environnementales ou d’organisation territoriale. D’où l’importance de conforter les opérations menées en faveur du désenclavement, soutient l’élu de Gourdon, en précisant la position du Département à ce sujet.

Actu : Comment se positionne le Département, en matière de mobilités ?

Frédéric Gineste : Que l'on parle de voie verte, de mobilité douce, de voirie, de liaisons aériennes, de navigation ou de train, le Département est, et sera, dans une logique ambitieuse et innovante durant ce prochain mandat.

Pourquoi le Département du Lot participerait-il au financement d'une ligne qui ne passe pas sur son territoire ?

F. G. : La future construction de la ligne TGV, Bordeaux - Toulouse devrait être bénéfique à l'ensemble du réseau ferroviaire régional. Tous les élus départementaux sont convaincus que demain l'accroissement de l'usage du train sera porté par cette construction.

Pour l'heure, le Lot attend beaucoup de la modernisation de la ligne POLT, qu'en est-il ?

F. G. : En ce qui concerne la ligne ferroviaire POLT (Paris Orléans Limoges, Toulouse) je suis convaincu qu'en participant au financement du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) et la construction de la ligne TGV Bordeaux - Toulouse, nous permettons simultanément l'amélioration de l'ensemble du réseau ferroviaire de toute l'Occitanie. Les élus du Département vont ainsi accompagner cet engagement financier conséquent (GPSO) par une demande de modernisation de la ligne POLT en termes de gain de vitesse mais aussi en nombre de liaisons, de dessertes TER. Il est essentiel d'augmenter la vitesse et le temps de parcours de Toulouse à Limoges.

Vous semblez optimiste quant à l'avenir du rail ?

F. G. : Selon moi, nous sommes sur une dynamique très encourageante et nous espérons que cette modernisation du sud de la ligne POLT soit inscrite à l'ordre du jour des instances délibératives sur le sujet. Je rappelle l'arrivée sur la ligne POLT de 16 nouvelles rames en 2023 et 1,6 milliard d'euros de travaux déjà engagés par l'État pour la régénération de ligne POLT.

* Pour l’heure les sommes engagées ne sont pas arrêtées.

 

Le point de vue d’un Vert :

« Faire payer le Lot pour construire la ligne TGV Bordeaux - Toulouse, on marche sur la tête ! »

Tel est le cri d'indignation de Francesco Testa, conseiller départemental du Lot, membre d'Europe Écologie les Verts. Il s'explique.

Francesco Testa, conseiller départemental du Lot (Europe Écologie Les Verts)

Publié le 20 Oct 21 à 19:00

Déclaration de Francesco Testa, conseiller départemental du Lot, membre d’Europe Écologie les Verts

« La ligne POLT doit être une priorité absolue et exclusive de notre territoire car elle est vitale pour son avenir. Il faut que la rénovation de cette ligne soit reconnue d’intérêt national sur toute sa longueur de Paris à Toulouse. Or la priorité de notre Région n’est pas cela. On relance le TGV Bordeaux -Toulouse et ironie du sort, on demande au département du Lot, au nom de la solidarité, de verser une somme supérieure à 20 millions d’€. C’est absurde car en d’autres termes, on paye pour contourner notre territoire. Mais accrochez-vous, il faudra verser de l’argent au nom de cette même solidarité pour Bordeaux – Dax. Mais pourquoi s’arrêter en « si bon chemin », versons aussi une somme pour le TGV Marseille – Nice. Le TGV a pour rôle exclusif de relier les métropoles régionales à Paris. Et ne nous faisons pas d’illusions, la prochaine priorité de notre Région dans les décades à venir sera Toulouse – Montpellier et la boucle sera bouclée.

Pourquoi le Département du Lot soutient-il la ligne TGV Bordeaux – Toulouse

Je ne suis pas un adepte du « en même temps » car la vie m’a démontré que le « en même temps » n’existe pas. Nous avons fêté les quarante ans du TGV or nous aurions dû fêter les quarante ans du «tout TGV » et l’abandon des lignes considérées comme secondaires. Or, nous sommes un territoire rural et nous avons besoin, plus que tout autre, de lignes nous offrant de la mobilité. Mais, j’ai le sentiment comme beaucoup de Français, que nos territoires ruraux, comme les lignes ferroviaires qui les ont irrigués, sont abandonnées.

Si nous cédons à cela, voilà ce qui va se passer dans le meilleur des cas :

L’État s’est engagé à verser les deux tiers du montant total de la rénovation de la ligne POLT. Le tiers restant est à la charge des collectivités. Évidemment la Région Centre (qui elle, en revanche, est très inquiète de la relance du TGV Bordeaux -Toulouse) a inscrit la rénovation de la ligne dans le projet régional comme une priorité. Le Limousin suivra. Ce qui veut dire qu’entre 2030 et 2040, la ligne sera potentiellement rénovée jusqu’à Limoges (qui pourra avoir la liaison transversale avec Poitiers, donc descendre dans le Sud sans passer par chez nous). Imaginons que dans les années qui suivent cette rénovation puisse se faire jusqu’à Brive, que se passera-t-il à partir de cette ville ?

À partir de Brive, il y aura une rupture de charge avec, soit un TER, soit un bus pour les Lotois qui voudront bien rentrer chez eux. Quant aux territoires du sud du Lot, ils seront littéralement aspirés par le territoire métropolitain qui va de Toulouse à Montauban. Par conséquent, notre département sera tout simplement déchiré en deux. Bref, les plus enthousiastes diront qu’à une lettre près (POL), ils ne s’étaient pas trompés. Maintenant je les exhorte à expliquer à leurs citoyens de Gourdon ou d’ailleurs que grâce au TGV, ils devront faire deux heures de voiture pour se rendre à Paris et que l’on paye pour cet aménagement. »

Francesco Testa, conseiller départemental du Lot (Europe Écologie Les Verts)

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