Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le président de Bordeaux-Métropole

Je pratique ce qu’on appelle la démocratie. Je relaie donc les opinions des défenseurs de la LGV. Je note qu’il est difficile d’avoir les documents officiels qui restent cachés mais j’aimerais lire des arguments chez ce PS promoteur de l’impossible. Il n’en est rien.

  1. Disqualifier les adversaires de la LGV : des postures politiciennes !
  2. L’Espagne sera prête ? Elle est prête à Perpignan et pourtant il manque et pour longtemps, la LGV Perpignan-Montpellier or le trafic ferroviaire n’en souffre pas car il existe des lignes existantes qui en France sont bien meilleurs que celles d’Espagne.
  3. Le tout LGV a tu le frêt ferroviaire et donc avec plus de LGV on va réduire les camions sur les routes ? Que de balivernes !
  4. La question du financement n’est pas posée ? Là c’est gros, toutes les données ont été diffusées y compris pour la Métropole de Bordeaux. En Occitanie les choses sont claires.
  5. Une nouvelle taxe ? Les entreprises sont d’accord ? Pour un montant évalué à combien ? Et dans 40 ans où en sera le principe LGV déjà si vieux ?

 

Sud-Ouest 28 octobre 2021

Le président PS de Bordeaux-Métropole Alain Anziani répond aux qustions

Pourquoi soutenez-vous la ligne à grande vitesse de Bordeaux-Toulouse et Dax ?

Ces deux lignes sont bonnes pour la métropole, la région et même l'Europe. Nous faisons face à un enjeu historique qui doit dépasser les convictions militantes et les postures politiciennes. L'Espagne sera prête pour la grande vitesse dans  cinq ou six ans. Elle a fait de gros efforts pour l’accueillir et mettre ses rails aux normes européennes. Peut-on lui claquer la porte au nez ? Si vous regardez le Sud-ouest, c’est une des régions les plus polluées de France en raison du passage de milliers de camions. Pour diminuer la pollution et le trafic automobile, il faut développer le train, plus de sillons et une deuxième ligne.

 

Les finances de la Métropole sont tendues. Pouvez-vous participer financièrement à la construction de ces deux LGV ?

Chaque chose en son temps. La question qui nous est dosée et fera l'objet d’une session plénière le 26 novembre c’est de savoir si la Métropole accepte d'adhérer à l'Établissement public local qui financera le chantier Pour l’instant, la somme demandée n'est pas fixée et peut évoluer en fonction des autres collectivités. Seule certitude, le GPSO évalué aujourd'hui à 14 milliards d’euros, sera financé à 40 %par l’Etat, 40% parles collectivités d'Occitanie et de Nouvelle aquitaine, et à 20 % par l’Europe.

Comme cela s’est fait pour le Grand Paris, il y aura une taxe sur les bureaux et un emprunt sur quarante ans qui rend l’opération indolore. Pour le moment toutes les collectivités concernées ont exprimées leur soutien au GPSO et à la simultanéité des lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Certaines refusent de payer, mais rien n'est figé.

 

Vous ne pourrez faire voter l’adhésion de la Métropole qu'avec l'appui des élus du centre et de droite, puisque les écologistes, dont le premier vice-président Pierre Hurmic, sont contre.

Je ne désespère pas de faire voter le projet à une très large majorité. Les écologistes défendent le train et sont des Européens. Ils ne peuvent être contre un corridor ferroviaire européen entre la France et l'Espagne. Moi, je mets des dossiers sur la table, vote qui veut. Il est exact que les élus d'opposition m'ont indiqué qu'ils voteraient pour le projet. Ce n'est ni la première fois ni la dernière fois qu'il y aura un vote différent au sein de la majorité. Je respecte la sincérité des éco logistes sur le sujet, comme ils doivent respecter la mienne. Aucun de nous n'a caché ses préférences.

 

Cela peut-il compromettre votre accord de gouvernance ?

C'est moi qui ai rédigé le contrat, je le connais parfaitement. Il est stipulé que pas un centime n'ira à la grande vitesse pendant la mandature, sauf pour les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB, NDLR). Or, ceux-ci font partie intégrante du projet grande vitesse. Sans ces aménagements et sans une nouvelle ligne, pas de RER métropolitain qui sera notre meilleure arme contre la congestion automobile. Et pas d'argent européen, car l'Europe veut financer une ligne franco-espagnole, pas un RER métropolitain

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :