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Ce témoignage est édifiant. Il ne fera pas la Une des journaux. Il me met dans une colère noire. Le saccage est incroyable. J-P Damaggio

Samedi, je suis donc "monté" à Paris en train, il y avait bien longtemps que je n'avais pas pratiqué la liaison au départ de Toulouse via Limoges. En plus, une aubaine m'y étant pris assez tôt j'avais payé mon billet 15€, alors que mon voisin qui s'arrêtait à Limoges en avait pour 45€ (les avatars du yield management !)

Toujours est-il qu'après contrôle des pass sanitaires sur le quai puis des billets et un nouveau contrôle des billets dans le train (deux précautions valent mieux qu'une !) nous partons à l'heure 16h38 puis arrivons à Montauban, et là, 20 minutes d'attente suite à une avarie que le conducteur a fort habilement su réparer (cela me fait penser aux autocars en Turquie où le chauffeur réparait le radiateur qui fuyait avec un chewing-gum).

Nous repartons, passons par Caussade puis Cahors et arrivons à Souillac, le train ne repart pas et nous apprenons la présence d'un colis suspect en gare de Brive qui nécessite l'intervention des démineurs; cela prendra un certain temps mais enfin nous repartons mais pas bien loin !

En effet, le train est bientôt secoué d'à-coups et s'arrête soudain en pleine campagne et en virage (tous les wagons penchaient) plus d'électricité sinon les éclairages de secours ! On nous annonce une nouvelle panne et un appel est passé : "Au cas où des personnels de la SNCF seraient présents dans le train qu'ils se rendent en voiture 1" (y-a-t-il un pilote dans l'avion ?).

L'heure tourne, l'éclairage commence à baisser dans certains wagons, la température aussi; on est au milieu des champs et avec très peu de réseau téléphonique. On apprend par le bouche à oreille que selon le contrôleur une locomotive de secours va être envoyée depuis Brive mais semble t-il à vitesse réduite pour éviter une éventuelle collision. L'heure tourne !

Enfin le train repart, mais s'arrête un peu plus loin où se trouve une armada de gyrophares, une équipe de secouristes monte à bord pour s'assurer que personne n'a eu de malaise (ce que j'ignore) et le train repart avec 5h10 de retard. On arrivera à Austerlitz avec le deux locomotives et un message répétant que nous pourrions être remboursé à 150% à notre arrivée !

Fort heureusement, il était déjà 4h38 (12h de voyage alors que l'arrivée était initialement prévue à 23h20!) et c'était des bons pour prendre un taxi que distribuait le personnel de la SNCF sur le quai.

Les taxis n'étant pas très nombreux à cette heure là, au final j'ai pu retrouver ma chambre d'hôtel vers 5h30 !

En conclusion de cette expérience, on ne peut que constater le mauvais état du matériel roulant, voire des voies sur les lignes ne faisant pas partie du prestigieux réseau à grande vitesse et s'interroger sur la pertinence d'engager 14 milliards d'euros dans le projet du GPSO des LGV vers Dax et Toulouse alors que par ailleurs les trains du quotidiens, les TER et les intercités souffrent d'un manque évident d'entretien et de financement.

JPC

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