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Des sénateurs socialistes pour les lignes existantes ?

Du site TGV en Albret je reprends un article de Sud Ouest qui relaie une lettre de sénateurs socialistes de Gironde. Ils sont bien gentils mais je suis bien obligé de leur rappeler que si nous en sommes là aujourd’hui c’est à cause de deux sénateurs socialistes M. Kerrouche des Landes et Claude Bérit-Débat de Dordogne qui ont rédigé et fait aboutir l’amendement qui permet la création de la société financière de projet sans laquelle le financement du projet était bloqué ! Ont-ils voté cet amendement ? Il ne faudrait pas qu’ils jouent double jeu ! Ceci étant ils apportent l'explication utile sur le fait que l'Etat ne finance pas pour le moment Bordeaux-Dax ! J-P Damaggio

En fait j'apprends que les deux sénateurs de Gironde ont bel et bien soutenu l'amendement qui a fini par être inclus dans la loi LOM et qui permet le financement actuel, comme l'indique cet article. Ah ! les tricheurs !

Les sénateurs Hervé Gillé et Laurence Harribey

Les deux parlementaires pointent du doigt « les paradoxes et les précipitations » dans ce dossier de ligne à grande vitesse au sud de Bordeaux

 Les sénateurs socialistes Hervé Gillé (Podensac) et Laurence Harribey (Noaillan) ont adressé une lettre à « Sud Ouest » au sujet du projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, dont le coût est estimé aujourd’hui à plus de 14 milliards d’euros.

Les parlementaires sortent la calculette : « Sur les 14,3 milliards d’euros, l’État participera à hauteur de 40 %. Il annonce 4,1 milliards aujourd’hui. 40 % de 14,3, cela fait 5,72 milliards. Interrogé par nos soins au sénat, le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari l’a confirmé : seule la ligne Bordeaux-Toulouse est préfinancée par l’État aujourd’hui. Aucun financement n’est prévu à ce jour sur la ligne Bordeaux-Dax. L’Europe devrait abonder à hauteur de 20 %, mais sa participation n’est toujours pas négociée. »

Les élus rappellent que les citoyens ont d’autres préoccupations : les transports du quotidien. « La thrombose actuelle attendra difficilement dix ans supplémentaires. » Laurence Harribey et Hervé Gillé recentrent le débat : « Pouvons-nous financer aujourd’hui et demain les deux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, le futur RER métropolitain, les nouvelles gares à rouvrir, les parkings à créer et restructurer, les lignes de rabattement, les infrastructures connexes, l’amélioration du matériel et les besoins des 20 000 habitants supplémentaires chaque année qui participent de l’embolie actuelle ? Cette prospective nécessaire manque d’évaluation, de lisibilité pour dégager réellement les priorités en fonction de nos capacités. »

La priorité : la ligne existante

Pour les parlementaires girondins, il est urgent d’attendre. « Les dénis financiers ne peuvent se justifier par un calendrier électoral imposant une précipitation des décisions. » Leur priorité ? La ligne existante. « D’un côté le bouchon ferroviaire au sud de Bordeaux est réel, et la liaison avec l’Espagne semble indispensable pour la Nouvelle-Aquitaine. Tant pour répondre aux attentes et aux promesses faites aux Espagnols, qu’enfin mettre en place un fret ferroviaire pour désengorger un trafic routier oppressant. Mais là également, les évolutions technologiques et la rénovation de la ligne existante proposent des scénarios alternatifs qu’il serait imprudent de balayer d’un revers de la main. »

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