1 – LeGPSO c’était Bordeaux-Hendaye et Bordeaux-Toulouse puis c’est devenu Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse. La peur des Basques a fait son effet mais nous savions que l’effet basque ne pouvait pas se généraliser. Ceci étant, il faut à tout prix que la LGV arrive dans la quatrième ville de France et sans doute que Dax est la cinquième !

2 – Le Conseil général du 47 accepte de financer à hauteur de 60 000 euros une étude alternative, avec le cabinet Claraco, un tournant capital de l’action. Cette institution a pu vérifier que les porteurs du projet (RFF) refusaient toute confrontation  avec Claraco. Au cours de l’historique rencontre devant les élus, RFF n’a accepté d’être présent que si aucun  débat n’aurait lieu entre les deux projets.

3 – L’EUP LGV et AFNT est défavorable. Ce fut le pic de l’action, preuve d’un dynamisme démocratique dans l’opinion. Les commissaires ont pu écouter les uns, écouter les autres et ils ont tranché. La classe politique a été totalement absente de ces débats avec par exemple 500 personnes à Bressols.

4 – La LGV Limoges-Poitiers est éliminé par le Conseil d’Etat. RFF a alors reconnu que le projet était ridicule ! Mais sans la décision du Conseil d’Etat il se réalisait, et mettait à mort les vestiges de la POLT. Depuis que Limoges ne passera par Poitiers pour aller à Paris, des investissements ont lieu sur la POLT ou plutôt sur la POL car la tranche Limoges-Toulouse est en partie délaissée.

5 – Après la LGV Tours-Bordeaux en PPP (Partenaritat Public Privé qu'il faut entendre Soumissin du Public au Privé), le PPP est banni de la vie politique. Ce n’est pas seulement la lutte contre la LGV qui a permis d’arriver à ce résultat mais le fait est là et comme pour la POLT, les autorités ont été contraints de chercher une alternative au PPP, c’est l’EPL (Etablissement public local).

6 – A son arrivée Macron abandonne le tout LGV et l’évolution de Pépy sur la question (grand chef de la SNCF) n’y est pas étranger. Macron va d’ailleurs récupérer des éléments du PS qui étaient contre le tout LGV dont Gilles Savary député de Gironde.

7 – Tout au long de la lutte nos adversaires nous ont poussés vers les impasses : la première, privilégier les modifications du tracé ! Nous avons pu vérifier que cette opposition était sans lendemain d’autant qu’elle divisait les citoyens (c’est d’ailleurs sa raison d’être). Notons que des modifications ont cependant bien eu lieu sur Campsas et Caumont. Pour une fois RFF nous invita pour expliquer la modification du tracé à Caumont. RFF a compris que sa « pédagogie » serait sans effet. De même RFF a invité les maires et le vent de fronde soulevé fit que RFF cessa toute forme de pédagogie !

J-P Damaggio

P.S. Sur l'image c'est le moment où tout bascule le 21 octobre quand la région Occitanie décide de verser plus de 1 milliards d'euros pour la LGV