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La signature de la LGV vue de Bordeaux

Amusant cet article de Sud-Ouest. Amusant si je puis dire ! Le Lot et Garonne est sous pression depuis des mois donc rien de nouveau, et tout à fait normal qu’il ne soit pas invité, là où il n’a pas à être.

Exemple est pris sur le Tarn et Garonne. Faut-il rappeler que ce département n’a pas financé Tours-Bordeaux contrairement au 47 ? Faut-il rappeler que pour Montauban il y aura liaison directe avec la gare actuelle ce qui n’est pas le cas à Agen.

Et la gare dont on nous disait qu’elle coûtait 100 millions vient de passer à 300 ! Sauf que sur ce point comme sur les autres on ne sait si le montant comprend seulement la gare ou la gare et ses aménagements, aménagements qui de toute façon sont à la charge des départements !

Avec cette menace : vous n’êtes pas gentils alors il y aura des représailles. C’est ça le sens de l’intérêt général ? Cet intérêt c’est Madame Borderies qui le défend avec la quasi unanimité de son Conseil départemental car avec l’argent économisé, elle pourra réaliser des services de sa compétence pour les habitants. JPD

Sud-ouest 15 mars

Les absents ont toujours tort, dit l’adage. Les oreilles de Sophie Borderie ont peut-être sifflé hier. La présidente du Conseil départemental de Lot-et-Garonne n’était pas conviée à la préfecture de Région de Toulouse où étaient invitées à signer le plan de financement les collectivités qui contribuent à la réalisation de la LGV entre Bordeaux et Toulouse, et entre Bordeaux et Dax. Logique, puisque la collectivité, à l’instar de la Communauté d’agglomération du Pays basque, refuse d’accorder le moindre euro au projet. Mais à la différence des Basques, la LGV traverse le Lot-et-Garonne. Une position « totalement incompréhensible », a répété le Premier ministre. À Jean Dionis, le président de l’Agglo d’Agen, seule collectivité du Lot-et-Garonne à figurer parmi les financeurs, Jean Castex a tenu à dire que la gare d’Agen se ferait bel et bien « puisqu’elle figure dans la DUP [Déclaration d’utilité publique, NDLR] ». Mais que le calendrier de sa réalisation n’était pas fixé. « L’État sait prendre son temps », a-t-il encore lancé tout en espérant que « tout le monde revienne à la raison » et que « le bon sens » l’emporte. Autrement dit : si le Conseil départemental, à qui il était demandé, dans le dernier plan de financement, 52 millions d’euros (la Région Nouvelle-Aquitaine a augmenté sa contribution pour couvrir, entre autres, cette absence), finit par mettre au pot, la gare LGV d’Agen se fera dans les temps. Coup de bluff ? Jusque-là, c’est ce qu’a toujours pensé le Conseil départemental de Lot-et-Garonne. La collectivité estime que les 24 millions versés au titre de la LGV Bordeaux-Tours valent participation à la LGV Bordeaux-Toulouse. Il n’y a pas de raison de penser qu’elle change d’avis. Et tant pis si l’équilibre financier au sein de l’EPL ( Entreprise publique locale) est discordant au Lot-et-Garonne. Pour exemple : le Tarn-et-Garonne, qui aura une gare LGV à Bressols (près de Montauban), met sur la table plus de 110 millions quand Le Lot-et-Garonne n’en met que 18, au titre de la participation de l’Agglo d’Agen. Or, la gare LGV de Brax-Roquefort, à l’ouest d’Agen, coûterait au bas mot 300 millions. Bastien Souperbie

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