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Les fuites de la commission 21 se suivent et se ressemblent. Voici donc à ce sujet un article de Sud-Ouest. Moins de LGV toujours, mais voilà, il reste une opportunité : opposer une branche du GPSO à l’autre. Cette opposition ne me surprend pas. Si certains pensaient que le lien avec l’Espagne était plus important que l’impasse vers Toulouse, j’ai toujours pensé de mon côté que les Bayonnais étant contraints d’aller à Bordeaux, il fallait surtout imposer cette règle aux Toulousains donc faire Bordeaux-Toulouse mais avec grand retard. L’action doit continuer. JPD

 Publié le 10/04/2013 à 07h17

Par Jean-Bernard Gilles 

La commission Mobilité 21, présidée par le député socialiste du Calvados, Philippe Duron, à qui le gouvernement a demandé de faire un tri drastique parmi les 70 projets inscrits au Schéma national des infrastructures de transport (Snit), a repris hier ses travaux. La tâche est lourde pour ses dix membres, dont six parlementaires, qui doivent proposer, en période de disette budgétaire, un sérieux élagage dans des projets estimés à 245 milliards d’euros.

 Les TGV recalés

 Selon une source proche du dossier, plusieurs propositions feraient d’ores et déjà consensus. Le raccordement ferroviaire de Roissy à Creil dans l’Oise, l’interconnexion des LGV au sud de Paris ou le contournement ferroviaire de Lyon figureraient en tête des projets retenus comme prioritaires à l’aune de leur impact budgétaire et écologique.

Première surprise de cette sélection, qui ne sera définitive et soumise au gouvernement qu’au mois de juin prochain : les grands projets de lignes nouvelles à grande vitesse - les plus budgétivores - ne figurent pas, selon nos informations, dans la première catégorie, celle des projets à réaliser d’ici dix à quinze ans.

La commission demandera aux porteurs de projets d’étudier plus sérieusement les autres solutions. Ce « tout sauf le TGV » serait, s’il se confirme, dans la ligne du rapport sur l’avenir du ferroviaire que s’apprête à remettre Jean-Louis Bianco, ancien ministre de l’Équipement, au gouvernement, fin avril.

Recalé aussi, le projet de canal Seine-Nord pour lequel un contrat a pourtant déjà été signé. Selon d’autres sources plus difficilement vérifiables, la LGV Paca, entre Marseille et Nice, et la Montpellier-Perpignan sauveraient, à ce stade, leur position en haut de la pile. Mais le Poitiers -Limoges passerait bien à la trappe.

L’autre information qui intéressera directement les habitants du Sud-Ouest est le sort qui sera fait au Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO), c’est-à-dire au prolongement de la LGV au-delà de Bordeaux vers Toulouse et vers l’Espagne, un projet estimé à 12 milliards d’euros au total. Il fait partie, au même titre que l’A 45, entre Lyon et Saint-Étienne, des dossiers non encore classés. La commission demande que la branche Bordeaux-Toulouse soit étudiée séparément de la branche Bordeaux -Hendaye. Cela diminuerait la facture par deux au moins. Toulouse est très demandeur, plus que le Pays basque français, où l’opposition reste frontale.

C’est la première fois qu’une instance nationale, qui ne donnera certes qu’un avis, propose un étalement du projet dans le temps. Réseau ferré de France (RFF) confirme étudier un phasage dans la construction des deux branches du projet. S’il était confirmé, l’accord politique initial Malvy-Rousset volerait en éclats. Et les opposants basques pourraient mettre le champagne au frais. Mais ce sera au gouvernement de trancher.

 Commentaire :

La LGV n'est tout simplement pas adaptée au poids démographique du Pays-Basque ou du Béarn et de la Bigorre. Elle peut se justifier pour Toulouse, car c'est une région très dynamique mais pour le reste une amélioration des lignes actuelles peut suffire. Surtout dans le contexte économique actuel...

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