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Le feuilleton permettant la construction de la LGV Tours-Bordeaux va être long et douloureux. A tous ceux qui croient qu’une fois le tracé réalisé l’affaire est bouclé, nous disons : allez voir sur Tours-Bordeaux ! Nous n’avons pas de journaliste sur place mais à suivre les échos de Sud-Ouest c’est déjà pas mal alors que ce journal passe par ailleurs de la pommade aux constructeurs ! Ceci étant ce n’est pas parce que l’arrogance des constructeurs est immense qu’il faut éviter un tel chantier pour Bordeaux-Toulouse mais c’est parce qu’en plus c’est nuisible à toute le rail français car inutile. JPD

 

 Publié le 19/11/2012 à 06h00 Par Delphine Lamy

 Blanzac-Porcheresse, Point noir sur la LGV

Le ballet des engins a commencé aux abords de la route départementale n° 5, coupée par la LGV (Ligne à grande vitesse) à la sortie est de l'agglomération de Blanzac.

Cosea, concessionnaire privé retenu par Réseau ferré de France pour la construction de la LGV, travaille sur le secteur au rétablissement de la voie qui passera au-dessus de la ligne. Un rétablissement dont le tracé pose de nombreux problèmes, soulevés par le premier adjoint de Blanzac-Porcheresse, Jean-Michel Vinsonnaud. « C'est bien simple, si on se penche sur les plans, on s'aperçoit que des riverains ne pourront plus entrer chez eux. Pis, au niveau du moulin de Lussaud, on devine des barrières de sécurité qui traverse une grange… »

Des incohérences

L'élu a relevé point par point les incohérences du projet. Ils se concentrent à la hauteur des HLM et du carrefour avec la route qui file sur le village de Chez Font-Ladre. Un habitant sera interdit de séjour dans sa maison ; un autre, chauffeur routier, devra abandonner son poids lourd en l'absence de place de retournement ; un exploitant agricole n'aura plus accès à sa parcelle, etc.

Une autre difficulté de « taille » préoccupe l'élu. Près de deux hectares de parcelles délaissées (répartis de part et d'autre du rétablissement de voirie) retomberaient dans l'escarcelle de la commune. Un cadeau empoisonné. « Ces deux hectares sont divisés en trois parties, avec parfois de forts dénivelés, qui rendront tout entretien quasiment impossible. Sans parler du coût qui sera à la charge de la commune. » Jean-Michel Vinsonnaud peste d'autant plus que la municipalité s'est engagée dans l'élaboration d'un Plan local d'urbanisme (PLU). « Pour ce plan, on nous demande d'optimiser au maximum les surfaces pour rogner le moins possible sur les terres agricoles alors que dans le cadre de la LGV, on bouffe des hectares à tire-larigot ! »

Dans l'attente

L'adjoint attend désormais de nouvelles propositions de Cosea. D'ici là, le Conseil municipal n'envisage pas de valider la convention de rétablissement des voies communales, chemins ruraux et liaisons. « Il n'y aura pas de délibération tant que nous n'aurons pas de précisions sur les surfaces, et l'entretien à venir, des parcelles délaissées. »

L'élu fonde beaucoup d'espoir sur l'attribution d'une redevance pérenne à l'instar de celle versée aux communes traversées par une autoroute. Les collectivités reçoivent tous les ans cette redevance à l'inverse du fonds de solidarité territorial, versé une seule fois au prorata du kilomètre de ligne. Une somme de 285 158 euros pour la commune de Blanzac-Porcheresse et les 3,3 kilomètres de voie ferrée.

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