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Telle est la nature d’un système ferroviaire : il provoque des effets en cascade si bien qu’à Périgueux on croit que sans la LGV, la ville est pénalisée. Je comprends à présent pourquoi la Dordogne n’a pas financé, Tours-Bordeaux car les yeux des myopes étaient fixés sur Limoges-Poitiers ! A que le rendez-vous de juin va être scruté à la loupe ! Car de toute façon, ensuite le gouvernement fait ce qu’il veut ! Une commission propose, le gouvernement dispose mais de combien dispose-t-il pour aider le luxe et oublier la vie ? JPD

L'article suivant de Sud-Ouest fait suite à celui dont nous nous sommes faits l'écho à partir du cite Mobilicités : les fuites de la commission duron

 Publié le 04/04/2013 Par A. V.

 LGV à Limoges : pas une priorité de l’État ?

 Vu de Périgueux, la LGV Poitiers-Limoges commence à sérieusement devenir un feuilleton à suspense. Ce vaste projet qui permettrait de placer Limoges à deux heures de Paris, et éventuellement d’allonger le parcours du TGV jusqu’en Dordogne, fera l’objet d’une enquête publique à partir de juin. C’était la bonne nouvelle de la fin mars. Et puis voilà que le spectre d’un désengagement de l’État revient : MobiliCités, le site d’information spécialisé dans les transports, indique que le projet serait en bas de la liste de la commission Mobilité 21, chargée par le gouvernement de hiérarchiser les gros projets d’infrastructures (LGV, autoroutes, etc.). On parle de 75 projets à départager, pour un montant de 245 milliards d’euros.

D’autres dossiers avant

Du coup, dans le futur Schéma national des infrastructures de transport (Snit), la LGV en Limousin ne semble pas être une priorité. Elle passerait après le raccordement ferroviaire de Roissy à Creil, l’interconnexion des LGV au sud de Paris, le doublement de l’A31 entre Toul (54) et le Luxembourg, le contournement ferroviaire de Lyon, la LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon et des dizaines d’autres projets, plus ou moins avancés. Cela ne veut pas dire que le chantier ne se fera pas. Mais cela relativise l’idée du TGV à Périgueux dès 2020.

 « Mauvaise nouvelle pour la Dordogne », a réagi hier Vianney Le Vacon, président de l’association des élus communistes du département et adjoint à Périgueux. « En dehors des métropoles Bordeaux, Toulouse, Clermont, pas de salut ! », dit-il, estimant qu’« il est plus facile d’aller à Düsseldorf en avion via Bergerac que de rejoindre Limoges en TER avec un horaire à respecter ». MobiliCités dit avoir eu accès à des « conclusions intermédiaires, donc provisoires », via des membres de la commission, et évoque le lobbying des élus auquel ils feraient face. Dans un droit de réponse au site, la commission évoque « des spéculations non fondées », sans démentir formellement l’information sur la LGV limousine.

On y verra plus clair en juin

Mobilité 21 rendra ses conclusions au mois de juin. De là, on y verra un peu plus clair sur le dossier périgourdin, défendu par le maire, Michel Moyrand. Le réaménagement de la ligne et son électrification sont estimés à 176 millions d’euros. Et à ceux qui raillent son optimisme, le maire répond souvent que ce dossier, « il fallait le porter il y a dix ans ».

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