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Il n’a pas été facile de trouver sur internet ce communiqué de presse de la CGT cheminots mais finalement le voici avec mes commentaires.

1 ) La CGT veut bouder son plaisir en ne disant rien de l’objectif d’unification de RFF et de la SNCF contenu dans le rapport Bianco, une de ses permanentes revendications.

2 ) Elle préfère commencer par la question de la privatisation et titrer sur celle de l’austérité.

3 ) Pour moi la démarche argumentaire doit être inversée : après la démonstration d’une SNCF efficace, sérieuse, adaptée au monde d’aujourd’hui on peut en déduire que la privatisation n’est pas utile, mais où est la première partie de l’argumentation ?

4 ) Avouons que le texte est difficile à lire et l’absence du mot LGV n’est pas un hasard. Nous l’avons déjà souvent évoqué : la CGT prend la tangente quand on parle LGV…

5 ) Est-ce ce que le refus de l’austérité c’est dépenser sans compter ? C’est faire payer à l’Etat toutes les dettes, toutes les LGV et plus encore ? Je prétends qu’on peut être contre l’austérité en proposant des dépenses adaptées justement aux besoins des travailleurs, à savoir les trains du quotidien et ce n’est pas notre faute si le train du pauvre coûte moins cher que le train du riche (même si les mots pauvres et riches sont trop schématiques).

6 ) D’où cette phrase étrange : « La réduction de la dette n'est envisagée que par la réduction de l'offre ferroviaire et notamment pour les trains de marchandises et les trains d’équilibre du territoire (TET). » Pour ma part j’ai lu le contraire dans les objectifs du  rapport : développement des Intercités et du fret.

La discussion s’impose donc. Jean-Paul Damaggio

 

Réforme du ferroviaire, le rapport Bianco frappé du sceau de l’austérité !

 La Fédération CGT des Cheminots vient de prendre connaissance du contenu du rapport Bianco. Si le constat établi est juste, les solutions envisagées sont loin de répondre à un véritable développement du service public SNCF,

Alors qu'aucun texte européen ne l'impose, Jean Louis BIANCO fait de l’ouverture à la concurrence pour le transport national de voyageurs à l’horizon 2019 une nécessité. Il invite le gouvernement à s'inscrire dans la stratégie européenne de libéralisation du transport ferroviaire et à préparer les citoyens à l'éclatement de la SNCF.

Au contraire d'une réforme qui doit répondre aux besoins de transport des populations et à l'intérêt de le Nation, aux exigences du développement durable, le rapporteur ancre ses recommandations dans l’austérité financière et la réduction de l'offre.

Le carcan budgétaire et le refus de l’Etat de régler la dette dont il est responsable guident le rédacteur. Plus grave, celui-ci préconise de stabiliser la dette en augmentent la productivité : ce qui entraînerait une nouvelle dégradation des conditions sociales et de travail des cheminots. Cette préconisation se ferait également ou détriment de la qualité de service et de la sécurité des circulations dues à la Nation.

La réduction de la dette n'est envisagée que par la réduction de l'offre ferroviaire et notamment pour les trains de marchandises et les trains d’équilibre du territoire (TET).

Le rapport Bianco ne doit pas faire force de loi.

La Fédération CGT des cheminots va poursuivre l'information, le débat et la mobilisation avec les cheminots et la population.

La CGT va continuer de défendre sa vision du service public SNCF contenue dans sa proposition « la voie du service public » qui lie sécurité des circulations et des personnes, réponse aux besoins de transport voyageurs et marchandises de la population avec des conditions sociales d'un haut niveau pour le personnel.

Montreuil le 22 avril 2013

Tag(s) : #action associations
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