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Les responsables de La Dépêche auraient-ils un regard pour notre modeste blog ? Aujourd’hui, c’est tout un article qui est consacré au sujet de la gare avec annonce en Une du journal. Et la photo qui illustre se trouve déjà sur notre blog et sur la brochure : Quête d’une tortue sur la balafre d’une LGV.

Pourquoi cet intérêt soudain ? Depuis des mois que le périmètre de cette ZAD est en discussion, avec échanges de services, renvoi d’ascenseur, arrangement amicaux, le tout dans le secret des couloirs du Grand Montauban, le journal aurait pu alerter ! Nous n’allons pas publier les diverses cartes qui ont fait passer la ZAD de 240 à 650 hectares mais, lecteur, soyez-en persuadés, l’affaire est énorme. Et nous sommes loin des 10 hectares annoncés par RFF…

Ce vote du Conseil municipal de Montauban c’est comme un coup de bluff, une infamie, une tricherie. Etait-il urgent, avant le résultat de la commission mobilité, d’aboutir à cette décision, si ce n’est pour faire croire aux autorités nationales, qu’en reportant le projet à 2030 elles vont faire disparaître un développement économique sur 632 hectares ? Oui, un coup de bluff qui n’a que faire des nerfs des personnes concernées. Dans de telles situations la démocratie n’est plus que le décor de décisions souterraines.

Pour preuve ce délai annoncé en titre : « Le foncier gelé pour six années ». Et pourquoi six années seulement ? Et pire encore, toujours dans le titre : « La zone devrait toutefois à terme être rétrécie ». De qui se moque-t-on ? Le Grand Montauban a-t-il voulu faire mieux que Montbartier avec ses 450 hectares ? Une guerre d’égo entre nos deux figures départementales ? Sauf qu’à Montbartier les expropriations ont eu lieu et la zone est en fonctionnement : ça grouille d’activités !

Pire encore : on veut faire croire que les expropriations ont commencées sur la ligne or pour la gare que lit-on dans l’article ? « La création de cette réserve foncière a également pour but d’empêcher la spéculation et in fine, de faciliter d’éventuelles procédures d’expropriation. » Vous avez bien lu : « d’éventuelles expropriations » ! Quand pour la ligne elle-même certains veulent faire que les expropriations c’est pour maintenant, ce qui est impossible tant que la DUP n’est pas prononcée et c’est au mieux pour 2014… JPD

  

article de La Dépêche Montauban. Le foncier placé sur une voie de garage

Publié le 19/04/2013 à 08:03

La création d'une zone d'aménagement différée (ZAD) autour de la future LGV et de sa gare bressolaise aura pour conséquence le gel du foncier sur une zone de 632 hectares.

 «Ferme condamnée par la LGV» lit-on sur l'enceinte d'une bâtisse installée au bord de la RD.928 entre Montauban et Montech. Ici, la RD.928 constitue la limite nord de la nouvelle ZAD (lire encadré) actée lundi soir à Montauban en conseil municipal (notre édition du 16 avril). Globalement, cette ZAD sera délimitée à l'est par le chemin du Quart, au sud par la D.77 et à l'ouest par la D.39.

 Cette ZAD d'une surface de 632 hectares sur les communes de Montauban et Bressols ne sera pas sans conséquence sur ce territoire pourtant faiblement urbanisé. À l'intérieur de cette ZAD, on trouve effectivement un habitat relativement diffus constitué de maisons individuelles plus ou moins récentes, quelques arboriculteurs et un nombre plus conséquent d'entreprises (industrielles ou artisanales) dont la plupart est installée en zone Albasud.

 Maisons à vendre

 Pour l'heure, la création de cette ZAD et ses conséquences éventuelles sur le foncier, inspire des sentiments contrastés aux premiers concernés. Et notamment celui-ci, sceptique : «Cette LGV n'est pas encore faite. On parle de 2020 mais d'ici là, il peut encore se passer beaucoup de choses et la LGV ne jamais se faire», observe ce riverain du chemin de Rebéquet. Au sein de cette future ZAD on voit aussi quelques maisons à vendre. Ces vendeurs cherchent-ils à anticiper un black-out sur les transactions ? «Les gens ont peur», assure M. Castella (ImmoPartners) qui propose quelques biens à la vente dans le secteur. Et même si «Bressols est toujours coté», poursuit cet agent immobilier, «la création d'une ZAD risque de freiner le business ; Ca va nous bloquer»… Pourtant, ce professionnel temporise en raisonnant sur le long terme. Une période troublée risque de s'ouvrir sur le terrain des transactions immobilières dans ce secteur, mais elle pourrait aussi prendre fin «avec à la clé, des biens qui pourraient prendre de la valeur car se trouver à proximité d'une gare TGV est un atout», note M. Castella.

 Attendre et voir

 La création de cette réserve foncière a également pour but d'empêcher la spéculation et in fine, de faciliter d'éventuelles procédures d'expropriations. Mais dans l'immédiat, le marché de l'immobilier risque de ne pas aimer la ZAD.

 Ce retraité habitant route de Lavilledieu depuis 1975 regarde évoluer le projet LGV avec un attentisme contraint : «Partir d'ici ? À mon âge on n'y pense pas vraiment et on est bien ici. Maintenant tout dépend des nuisances qu'on subira», explique Jean Cazé, 73 ans, qui craint surtout d'être cerné par des hôtels alors que la gare LGV ne sera qu'à quelques centaines de mètres de sa maison.

 Industriel pragmatique

 Quant aux industriels présents sur cette future ZAD, eux aussi attendent de voir les contraintes de la procédure. Philippe Vie, PDG d'Ateca (chemin du Quart) dont la société affiche une belle santé, a des projets d'extension. «Pour l'instant, nous envisageons une extension sur le terrain de l'entreprise. Cette ZAD ne serait donc pas un problème à court terme. Mais ça pourrait le devenir dans 5 ou 6 ans si nous ne pouvions nous agrandir autour du site et que nous devions déménager. Vu l'importance de nos machines, cela impliquerait l'arrêt de la production»… Mais Philippe Vie n'est pas outrageusement inquiet. L'homme croit au bon sens et au pragmatisme des décideurs. Il imagine que cette maîtrise foncière voulue par les collectivités ne prendrait pas le risque de perturber le développement économique sur le secteur. «Il y aura, j'espère, toujours la place pour négocier», confie Philippe Vie pour qui la LGV reste fondamentalement un bon projet d'avenir. Une place d'autant plus grande que le contour actuel de cette ZAD est appelé à rétrécir pour finalement cerner une zone plus ramassée autour de la future gare TV qui accueillera… 1,5 million de passagers à l'année.

 P.Mz

Tag(s) : #dans les médias
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