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Cet article de Sud Ouest révèle qu’à bulletin secret les élus sont beaucoup moins unanimes qu’à scrutin ouvert. Sauf qu’en effet sur les 21 votants presque tous ayant choisi le NON, ils sont repérables. Mais ils ont été 21 à voter sur 55 ce qui ne fait pas une majorité. Simplement, la prise de conscience avance et nous avons à plusieurs reprises évoqués la position du dirigeant du PCF Dartigolles qui a choisi la bonne formule pour prouver que le « tout LGV » ne passe plus… pour des raisons financières. Si en plus les élus avaient les moyens de vérifier que le projet est cher… pour rien, alors la fronde serait totale. JPD

 

 Publié le 16/02/2013 à 06h00

LGV : le vote surprise

La participation financière à la LGV ne serait-elle plus une évidence ?.

 Surprise, hier, au conseil d’agglo, à l’hôtel de ville de Pau, où les élus étaient rassemblés pour débattre notamment des orientations budgétaires. Sur la vingtaine de millions d’euros d’investissements prévus, le premier poste de 6,5 millions d’euros relatif à la LGV a fait l’objet de réactions inattendues.

En marge de la séance publique, cela s’est traduit par l’organisation d’un pseudo-vote sur feuille libre orchestré par le communiste palois Olivier Dartigolles. Sur les 55 délégués présents, 21 ont choisi, dans la bonne humeur, de participer au scrutin improvisé pendant que se poursuivaient les débats présidés par la présidente Martine Lignières-Cassou. Un inédit.

 Nouveau débat à venir

La question était de savoir si l’agglomération devait ou non, cette année encore, produire l’effort financier en faveur du train à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. Olivier Dartigolles a recueilli les bulletins et procédé au dépouillement sans en être empêché. Résultat : 19 non, 2 oui.

« La consultation a été boudée par le PS palois. Mais pour la première fois, Martine Lignières-Cassou a dit oui, il faut réfléchir », glissait-il en aparté.

En effet, la présidente a proposé à ses collègues de se pencher, sérieusement cette fois, sur cet enjeu au sein de la commission permanente. « Chaque collectivité pourra présenter un rapport dans un premier débat. Cela ne fait plaisir à personne ici de payer 6,5 millions d’euros pour la LGV », a-t-elle déclaré. « Mais c’est une question qui engage, au-delà de l’agglo, tout le territoire. C’est un sujet sérieux. »

Avant de soumettre l’idée de créer un comité de pilotage (présidé par Alain Lavignotte) capable de renégocier les engagements de l’agglo, Olivier Dartigolles avait commencé par rappeler le contexte : «Le projet LGV ne fait pas partie de nos compétences. Au début, on devait conditionner notre participation. Nous marchons sur la tête si nous continuons à inscrire ces sommes ».

L’intervention du Palois Alain Lavignotte a calmé le jeu : « La remise en cause de la validité du contrat LGV est compliquée. Si nous ne payons pas, nous devrons verser des intérêts moratoires ».

 « On pourrait décider une intervention proportionnelle à la baisse des dotations de l’État. Il serait légitime de déterminer une échelle mobile », a estimé le maire de Gelos, Jean-Yves Lalanne.

 Une motion

Par ailleurs, en début de séance, le conseil d’agglo a retenu une motion pour demander « l’ouverture de négociations avec l’État afin d’obtenir une réduction de l’ampleur de la baisse des dotations ». Celles-ci passent, en effet, d’un volume de 1,5 milliard d’euros pour 2014 à 3 milliards en 2015. Soit deux fois plus que ce qui était prévu dans la loi de programmation des finances publiques de décembre 2012. L’impact ne sera pas neutre. Même à Pau.

Le maire de Jurançon, Michel Bernos a invité la députée de Pau et les autres parlementaires à « porter cette inquiétude » à Paris. Martine Lignières-Cassou a jugé bon d’indiquer qu’elle n’était pas schizophrène : « Je défends d’abord le territoire. La crise n’est pas nouvelle et la position du gouvernement n’est pas bonne. Je le dis ici. Je le dirai à l’Assemblée nationale. »

Tag(s) : #dans les médias

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