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Des élus locaux qui attendent des retombées économiques d’une LGV ? Comme si ces retombées étaient évidentes !

François Hollande qui ne veut pas prendre les électeurs de Corrèze à rebrousse-poil comme si les é&ecteurs de Corrèze étaient d’évidence pour la LGV ridicule Limoges-Poitiers !

Bref, un article à la fois utile et mal argumenté mais bon c’est le débat démocratique ! J-P D.

 

 Canard Enchaîné 14 août 2012

Les grands travaux donnent la migraine à Matignon

 LE gouvernement s'apprête à donner un sérieux coup de frein aux grands travaux décidés par Sarkozy et Fillon. Entre le Grand Paris, les 4 300 kilomètres de nouvelles lignes de TGV et le canal géant Seine-Nord-Europe, la note globale pourrait atteindre 250 milliards d'euros.

Au rythme actuel des financements — 2 milliards par an —, il faudrait cent vingt-cinq ans pour venir à bout d'un tel programme Du coup, le gouvernement répète à l'envi que tous ces chantiers ne pourront pas être engagés et que les crédits promis seraient peut-être plus utiles « ailleurs ».

Pas question, pour autant, de revenir sur les contrats signés avec Bouygues, Eiffage et Vinci pour la construction des lignes à grande vitesse Tours-Bordeaux et Le Mans-Rennes ou le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier. Soit une première note de plus de 10 milliards.

En revanche, les autres projets, comme les lignes Marseille-Nice, Bordeaux-Toulouse ou Lyon-Turin, se retrouvent sur la sellette. De quoi faire plaisir aux Verts et à leur ministre de l'Egalité des territoires, Cécile Duflot, qui militent contre le tout-TGV et la destruction des espaces naturels. Mais de quoi faire sortir de leurs gonds les élus locaux qui attendent les trains annoncés et les retombées économiques qui iront avec.

Une annulation du Poitiers-Limoges plongerait aussi dans l'embarras un certain François Hollande, ancien président du conseil général de Corrèze. Cette improbable ligne à grande vitesse avait été imaginée par la conseillère générale de Corrèze Bernadette Chirac, qui voyait là le moyen de désenclaver son département et avait réussi à l'imposer à l'Etat.

Pour ne pas prendre ses électeurs, à rebrousse-poil, le candidat Hollande s'est bien gardé de prendre parti. Interrogé sur le sujet pendant la campagne électorale, il s'est contenté d'assurer que la ligne ferait l'objet d'« un examen attentif ». Un examen qui pourrait traîner en longueur durant tout le quinquennat et permettre à l'Etat d'économiser, sans le dire, 1,5 milliard.

La même méthode a de bonnes chances d'être appliquée aux autres projets. Y compris à ceux qui sont déjà très avancés, comme le Marseille-Nice ou le canal Seine-Nord-Europe. Il suffit que le gouvernement décide d'une relance de la concertation ou de l'étude d'un nouveau tracé pour que le lancement des travaux soit reporté d'un ou deux ans.

Et ainsi de suite, jusqu'à la saint-glinglin...

H. L.

Tag(s) : #dans les médias

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