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C’est avec retard que nous commentons cet article de La Dépêche Tarn et Garonne. Le tracé a été validé par les élus (Malvy – Baylet à Toulouse) puis par le COPIL à Bordeaux, puis par le Ministre des Transports (ou plus exactement ses services) et voilà que la colère des élus du 82 s’exprime car le tracé c’est une chose, mais la mise en place de ce tracé, une autre. Il y a eu la colère des élus contre le fuseau de 1000 m, puis contre celui de 500 m mais finalement le tracé a été accepté. A Castelsarrasin c’était le 245 contre le 243, RFF a tenu bon et les autorités se sont inclinées…

Les ingénieurs de RFF seraient-ils des gens sans cœur ? Des ignorants des effets d’une LGV ? Osons une question : pourquoi à Saint Cirice passer d’un viaduc à un remblai ? Par méchanceté naturelle de RFF ? En fait, tout tient en un mot : l’argent ! Déjà nous avions assisté à une modification de tracé sur la commune de Caumont : les associations avaient alors été invitées et à la question, pourquoi le changement ? la réponse avait été honnête : 100 mille d’euros en moins !

D’un côté les élus financent RFF (voir les logos sur les journaux du GPSO) et de l’autre RFF doit travailler à l’économie. Donc la concertation va se poursuivre : et si le Conseil général paie en plus tel ou tel aménagement est-ce que RFF sera d’accord ?

Rappelons que sur Bordeaux-Tours RFF avait demandé aux mairies de payer l’entretien de la LGV !

Etrangement il n’est rien dit de la base travaux… sur Castelsarrasin. Car le maire est d’accord pour le bien économique de sa commune ? JPD

 

 Article La Dépêche

http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/17/1401806-lgv-les-elus-unis-contre-rff.html

 Publié le 17/07/2012 09:47 : LGV : les élus unis contre RFF

On ne badine pas avec la concertation… Les émissaires de Réseau Ferré de France, chargés de porter le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV), l'ont compris hier matin au conseil général à l'occasion d'une réunion qui, sous la présidence de Jean-Michel Baylet, en présence de la ministre Sylvia Pinel et du préfet Sudry, les confrontait aux élus des communes impactées.

Des élus qui pensaient que la position du comité de pilotage actée le 9 janvier dernier et la décision ministérielle du 30 mars de valider le tracé, à quelques ajustements prés, avaient conclu de longs mois de lutte dans l'intérêt des populations et de l'environnement Tarn-et-Garonnais. Il n'en fut rien et c'est une autre copie, à nouveau partielle, que RFF leur a présentée hier, suscitant stupeur et colère, malgré quelques avancées.

Vigilance sur l'habitat

«Nous sommes en désaccord ! Non seulement les points noirs que sont Saint-Cirice, Auvillar, Bressols et Pompignan ne sont pas résolus, mais nous considérons que la situation s'est aggravée» exprimait Jean-Michel Baylet, tandis qu'Alain Belloc, président de l'association des territoires traversés par la LGV, parlait «d'une situation intenable».

La multiplicité des tracés, les différentes hypothèses annoncées ces derniers mois puis abandonnées et la mise devant le fait accompli des élus, et par-delà de leurs populations, génèrent une légitime perte de confiance à l'égard de RFF que la pondération d'André Bayle, directeur du projet, n'a pas endigué.

Optimisation, intégration et transparence ont été ses maîtres mots. Morcellement, nuisances et absence de concertation lui ont répondu les élus, à la tête desquels Sylvia Pinel n'a pas mâché ses mots : «Il est inconcevable qu'un projet aussi impactant se bâtisse sans que les élus et les citoyens soient écoutés. Or la concertation, c'est justement l'engagement du gouvernement auquel je participe. J'entends donc qu'il en soit ainsi, entre les services des collectivités et de l'État, comme avec RFF, avec une vigilance prioritaire sur l'habitat.»

Pas de financement sans concertation

Accusé d'avoir apporté en catimini des modifications au tracé pour réduire ses coûts, RFF a généré un vent de fronde unanime que Jean-Michel Baylet a matérialisé en prenant une position révélatrice de l'exaspération générale : «Dans ce département, contrairement à d'autres, les élus se sont montrés responsables en acceptant l'idée du projet et unis dans son approche. Mais l'élaboration du tracé se fait au profit de RFF, sans concession pour nous… Aussi le conseil général, dont je souhaite qu'il soit pleinement associé, ne s'engagera dans les financements que lorsque nous aurons trouvé un bon compromis, dans l'intérêt de nos populations. C'est loin d'être le cas !»

RFF s'est engagé à produire d'ici la fin de l'été une copie plus lisible et globale, à entamer enfin une concertation avec le syndicat des vins de Fronton, une autre avec le service voirie du conseil général, à se montrer plus bavard sur les mesures d'accompagnement (1), à rencontrer les riverains les plus exposés, avec toujours comme objectif une enquête publique au printemps prochain.

(1) RFF a annoncé hier une première enveloppe d'environ 3,5M€ pour le Tarn-et-Garonne

Ils sont montés au créneau

 Plusieurs maires, au regard du nouveau tracé, sont intervenus pour exprimer leur désapprobation et défendre leur commune : Raymond Benvenuto (Saint-Cirice), Jérôme Beq (Labastide-Saint-Pierre), Robert Baffalio (maire de Saint-Loup), Michel Delrieu et son adjoint (Auvillar), Henri Alibert (Saint-Michel), Monique Delzers (Caumont), Christian Astruc (Dunes), Jean-Claude Giavarini (Castelmayran), Robert Descazeaux (Garganvillar), Christian Hurreau (Cordes-Tolosannes), Bernard Dagen (Castelsarrasin), Alain Molinié (Saint-Porquier), Michel Weill (Montbeton), Denis Lopez (Lacourt-Saint-Pierre), Dominique Briois (La-Ville-Dieu-du-Temple), Jean-Louis Ibres (Bressols) Patrick Marty (Grisolles) et Alain Belloc (Pompignan).

Les points noirs

Saint-Cirice : le viaduc a disparu !

Le maire et des administrés s'étaient finalement faits à l'idée d'un viaduc au-dessus de la RD 10. RFF a annoncé hier son intention de le remplacer par un remblai d'une hauteur pouvant atteindre 17 mètres. Grosse colère du maire qui a demandé que l'on revienne à la solution initiale. Il a aussi exigé de RFF que soit proposée à tous les riverains impactés entre l'autoroute et la commune une offre d'acquisition, le tracé ayant été décalé de 100 mètres vers le sud.

Auvillar : l'enjeu du centre aéré de Gâches

La variante au nord a été décalée jusqu'à 200 m au sud, amenant la ligne à passer à proximité du centre aéré de Gâches qui accueille 200 enfants à chaque vacance. «On ne laissera pas faire n'importe quoi» a martelé Jean-Michel Baylet en qualité de président de la communauté de communes des Deux Rives ! De leur côté, les élus Auvillarais ont dénoncé «une seconde cicatrice dans le coteau» et s'opposent farouchement au franchissement du viaduc de Costes Pelades de l'A62...par-dessus. Une option qui avait pourtant été écartée par le comité de pilotage. Ils réclament donc que soit à nouveau réinscrite l'option d'un passage… bas.

Bressols : un village défiguré

Dans un long plaidoyer, le maire Bressolais Jean-Louis Ibres, dont la ville doit abriter la future gare, a exprimé son désarroi. «Plus de 10 % de notre commune sont impactés, une trentaine de maisons au moins et une dizaine d'entreprises sont concernées, un remblai de 15 m de hauteur au moins sur des kilomètres va partager le village… dans ces conditions quelle organisation territoriale pourra-t-on envisager dans un secteur en forte progression urbaine et industrielle ?» Et de demander que soit étudié une solution plus douce, moins agressive pour l'environnement. «Nous sommes solidaires des habitants de Bressols» a clamé Jean-Michel Baylet qui a mis les représentants de RFF devant leurs responsabilités, avançant l'hypothèse d'un viaduc, «à minima quelque chose de plus transparent».

Pompignan : nouveau changement

Le maire Alain Belloc était dépité de constater que le nouveau tracé intègre un changement de l'axe de sortie sud du tunnel prévu dans sa commune… au profit des maisons de Saint-Rustice. «Je pensais que tout était calé, satisfait de ne compter aucune expropriation. Et on m'explique le contraire. On se moque de nous…»

Alain BAUTE

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