Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Nos élus du Tarn-et-Garonne sont allés à Reims pour admirer les merveilles de la LGV-Est. Pourquoi Reims ? Parce que les bulles font voir la vie en rose !

Le Mardi 20 novembre 2012 au cours d’une séance à l’Assemblée nationale la Commission du développement durable a interrogé Guillaume Pépy. Et la LGV-Est a pris une autre couleur. Nous l’avions écrit, le prix du billet est considérable sur cette dernière LGV et le député Philippe Bies s’en étonne puisque les collectivités locales pour la première fois ont financé. La réponse de Pépy est claire : les prix ne vont pas baisser, c’est le coût d’une LGV non rentable. Dans leur logique tout le monde sait que celle de Bordeaux-Toulouse est dans une situation plus dramatique car là-bas il n’y avait pas encore l’âge du PPP ! Pour rendre le train populaire, allez-y construisez des LGV… Jean-Paul Damaggio

 M. Philippe Bies. Lors des études de faisabilité de la LGV Est européenne, les prévisions de fréquentation et de rentabilité étaient très mauvaises. Pour débloquer le projet, les collectivités, notamment les régions et les grandes agglomérations, ont participé au financement de la construction de cette ligne. Aujourd’hui, le taux de remplissage des trains sur la ligne Paris-Strasbourg est supérieur à celui des autres TGV. Dans un récent rapport, la Chambre régionale des comptes d’Alsace révèle que les tarifs pratiqués entre 2007 et 2011 pour la LGV Est européenne ont été supérieurs de 36 à 54 % à ceux qui étaient pratiqués avant la mise en service de la grande vitesse et que cette évolution s’est assortie d’une moindre information sur les horaires et sur les prix, la tarification pratiquée sur cette ligne étant plus complexe que sur les autres. Enfin, les tarifs de la LGV Est Paris-Alsace sont, de tous ceux qui sont appliqués sur les lignes à grande vitesse, les plus élevés. Pourtant, en supplément du règlement de son titre de transport, l’usager de la LGV Est habitant l’Alsace a contribué à la construction de cette infrastructure – sans bénéficier d’un tarif plus avantageux, tout au contraire. La SNCF compte-t-elle revoir la tarification en vigueur sur cette ligne et remédier ainsi à une situation que beaucoup jugent, à juste titre, anormale ?

 

Guillaume Pépy :

Mme Sophie Rohfritsch et M. Philippe Bies ont évoqué la LGV Est européenne. Je respecte les travaux des chambres régionales des comptes, sans être obligatoirement d’accord avec elles. Ce n’est pas parce qu’une chambre régionale dit quelque chose qu’un débat n’est pas nécessaire. Pour ma part, j’ai la conviction que les contributions de la région Alsace à la ligne à grande vitesse Est européenne et à la ligne Rhin-Rhône ont été des choix politiques d’aménagement du territoire : il s’agissait d’ « accrocher » le Grand Est au réseau français et européen à grande vitesse. Sans ces contributions et celles de l’État, ces deux lignes n’existeraient pas. Elles ont donc permis de réaliser un projet qui n’était pas rentable. Ensuite, la contribution, très importante, de RFF s’est traduite par des péages élevés et, en conséquence, par des tarifs plus élevés qu’ailleurs. L’investissement ne correspondait pas à une stricte économie de marché ; en revanche, la décision qui a été prise tendait à désenclaver le Grand Est et elle a eu pour effet de renforcer considérablement son attrait. C’est ce que j’ai fait valoir dans un courrier que j’ai adressé à de nombreux élus de l’Est de la France, Je souhaite que le débat se poursuive sans que l’on s’arrête aux conclusions de la chambre régionale des comptes d’Alsace.

 

Tag(s) : #favorables aux LGVs

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :