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Il y a deux ans je publiais un livre sur le combat anti-LGV. Je viens de le relire. Je découvre qu’en troisième partie j’avais consacré un chapitre aux médias qui commence ainsi :

« Comme dernier chapitre j’ai retenu celui des médias afin de garder pour la fin ma colère la plus énorme, celle qui alimente ma volonté d’écrire ces pages, pour tenter de compenser les mensonges et oublis des défenseurs de la LGV. »

Je constate que deux après, sur ce point, nous sommes face aux mêmes problèmes. D’une part, la véritable information est plus décisive que jamais ; de l’autre la désinformation coule à plein régime.

 Un ami montalbanais que je n’ai pas vu depuis longtemps m’envoie un mot d’encouragement pour saluer « notre constance ». Il me connaît assez pour comprendre que je ne suis pas du genre à lâcher le morceau. Et quoi de mieux pour informer que l’envoi d’une profession de foi ?

 Je sais, notre démocratie tente de marginaliser cette forme d’information. Elle arrive peu de temps avant l’élection. Elle est pleine de photos car les gens sont supposés peu lire une propagande indigeste etc… Or, les professions de foi mettent tous les inscrits à une élection sur le même pied d’égalité. Bien sûr, les moyens n’étant pas les mêmes, il y a d’un côté la quadrichromie et de l’autre le noir et blanc… Justement, dans notre société les inscrits aux élections commencent à se méfier des beaux papiers glacés. Par sa forme simple, par son discours atypique, nous pensons toucher plus de lecteurs que jamais, des lecteurs qui pensent d’ailleurs qu’il faut un certain courage pour une telle aventure. Des lecteurs qui savent déjà que de toute façon ils vont voter pour tel ou tel grand parti, mais qui seront sensibilisés à un projet inutile qu’on veut leur faire payer.

 

Est-ce qu’un tract pris sur le marché est plus lu qu’une profession de foi ? Dans le meilleur des cas, vous distribuez 5000 tracts et vous êtes très loin des 90 000 inscrits à l’élection !

Il nous appartient, en tant que démocrates, d’apporter aux professions de foi toute l’attention qu’elles méritent.

 

Bref, ceux qui me connaissent savaient que tout comme aux cantonales il n’était pas possible de rester les bras croisés, aux législatives il fallait aussi inventer quelque chose. Mon seul regret, ne pas avoir proposé une candidature plus tôt, pour qu’il y ait quelqu’un d’autre qui assure cette responsabilité, et pour que, collectivement, nous étions tenté de fa     ire plus.

2 – 06 – 2012 Jean-Paul Damaggio

 

http://lgv-legislatives-2012.over-blog.com/article-circulaires-electorales-sur-le-ferroviaire-106039133.html

Tag(s) : #dans les médias

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