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Pendant que le premier ministre bavarde, RFF travaille. Cet été c’est la LGV Perpignan-Montpellier qui doit faire un pas en avant avec un objectif fantaisiste au possible : la LGV pour 2020 ! Il serait donc question de doubler la LGV Bordeaux-Toulouse prévu au mieux pour 2022 ? Je n’arrive plus à croire rien des propos de RFF, ici ou ailleurs ! Pour Montpellier-Perpignan ils prévoient l’enquête d’utilité publique en 2015 donc la validation ministérielle en 2016, donc la construction financière du projet (au vu des autres cas) au mieux vers 2019 et un an après coup de baguette magique la LGV est là ! On ne parle pas de gain de temps car en fait il serait minime mais de besoin de ligne vu l’augmentation du trafic, cette LGV étant la première pour le fret et même pour les TER ! Voici quatre articles de L’Indépendant que je suis allé consulter après des images rapides de France 3 Languedoc Roussillon où on voyait des opposants agir à l’heure du COPIL. Je retrouve exactement ce que nous connaissons. Bavardages conciliants du COPIL ; on rassure les mécontents ; on en est à se demander où mettre les gares ; le dirigeant de l’UMP qui fait des siennes ; et des opposants à la LGV mais surtout à un tracé de la LGV. Et pendant ce temps aucune réflexion sur le fond. JPD

 

28 juillet : le COPIL de Montpellier

La construction de la Ligne à grande vitesse fret/voyageurs entre Montpellier et Perpignan a été confirmée pour "une mise en service à l'horizon 2020", lors d'un comité de pilotage à la préfecture de l'Hérault, vendredi à Montpellier.

"L'enquête d'utilité publique pour la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan est prévue vers 2015 pour une mise en service à l'horizon 2020", a en effet indiqué le comité de pilotage, précisant que les études nécessaires "sont financées par les collectivités concernées, l'Etat et RFF" (Réseau ferré de France).

Cette ligne, qui doit assurer "la continuité de la grande vitesse et du fret entre l'Europe du Nord et l'Espagne", sera ouverte à la circulation des "TGV, fret, trains régionaux, intercités" et doit permettre "de faire face à l'augmentation de la population régionale en accompagnant le "développement économique".

"Dans un contexte économique difficile, les participants s'accordent collectivement à soutenir un projet pertinent, tant en termes de fonctionnalités que de coût", ajoute le comité, indiquant avoir pris connaissance des projets d'aménagement urbain et de nouvelles gares ainsi que des options de mixité fret/voyageurs.

Le comité de pilotage n'a cependant pris aucune décision mais les collectivités, "en l'état actuel des études" de Réseau Ferré de France, ont déjà fait valoir leur préférence sur une partie du tracé, à savoir "un passage de la ligne au sud de l'autoroute A9, au niveau de Fabrègues et Gigean".

Un nouveau comité de pilotage est prévu début octobre au cours duquel seront étudiées "toutes les implications techniques et financières" pour émettre un avis sur les choix définitifs, notamment sur les projets de gares portés par la communauté de communes de la Domitienne et par les agglomérations de Béziers et de Narbonne.

Ensuite, le préfet a annoncé qu'il consulterait individuellement les collectivités et les forces socio-économiques, avant de transmettre au ministre délégué aux transports, Frédéric Cuvillier, le bilan de cette concertation et ses propositions avant la fin de l'année.

 

28 juillet : le COPIL à l’écoute des mécontents

LGV Le comité de pilotage du projet de LGV (Ligne à grande vitesse) Montpellier-Perpignan était réuni, hier matin, à Montpellier. Co-présidé par le préfet de région Thierry Lataste et le premier vice-président de Région Robert Navarro, la LGV a été confirmée pour "une mise en service à l'horizon 2020". Ce comité, réuni sur l'avancée des études, a néanmoins pris part des inquiétudes des habitants de Baho et Peyrestortes. "Mais cette réunion n'était pas décisionnelle, a expliqué à la sortie du comité de pilotage Edouard Parent, chef de projet de la LGV à RFF (Réseau Ferré de France). Ce que nous pouvons dire pour l'heure, c'est que le ministre, du gouvernement Sarkozy, chargé des transports a validé au mois de novembre une zone de passage de plusieurs centaines de mètres. Aujourd'hui, il faut diminuer cette zone de 100 m de large".

Les élus ont rapporté au préfet de région les craintes des habitants. "Le comité a entendu les inquiétudes", rapporte Edouard Parent. Il a toutefois reconnu que deux tracés étaient aujourd'hui à l'étude : "Il y a le projet historique et un tracé direct qui passe plus près des deux villages (sans vouloir donner plus de détail). RFF doit proposer plusieurs variantes pour que l'actuel ministre puisse pleinement disposer des avantages et des inconvénients avant de prendre sa décision finale".

Mobilisation Un prochain comité de pilotage se réunira début octobre. Le préfet de région prendra alors connaissance de toutes les implications techniques et financières pour émettre son avis sur les choix définitifs du tracé entre Montpellier et Perpignan. C'est à ce moment-là, qu'il transmettra au ministre, avant la fin de l'année, le bilan de cette concertation et ses propositions.

En attendant, la mobilisation se met en ordre de marche du côté de Baho et Peyrestortes.

 

Le 26 juillet Pourquoi pas une gare ?

NISSAN-LEZ-ENSERUNE Le 5 juillet, plus de 200 personnes assistaient à la réunion publique organisée par Réseau ferré de France sur le tracé et l'implantation de la gare LGV Montpellier-Perpignan.

Michel Bozzarelli, président de la Domitienne et le maire Pierre Cros ouvrirent la soirée, pour un premier bilan : "Si la gare est à Nissan, ce sera la gare 'Nissan Sud de France ',   coeur de la Région Languedoc-Roussillon".

Edouard Parant, chef de mission RFF, présenta les lieux d'implantations des gares de la région. Des 3 projets, 2 semblent réunir des atouts : un pour Béziers-Est à Villeneuve et Narbonne-Ouest à Montredon, et un pour Nissan avec deux options : Periès ou la gare actuelle. "Il est plus facile de construire sur un site vide plutôt qu'en un lieu urbanisé" a dit Pierre Cros. Au terme de cette présentation, des questions sur le coût et le financement du projet fusèrent. Michel Bozzarelli et Pierre Cros découvrirent la nouvelle gare TGV, située à 17 km de Besançon, réalisation similaire à ce que pourrait être le projet nissanais. La rencontre avec Jean-Louis Fousseret, maire et président de la communauté d'agglomérations, les a éclairés sur ses avantages et inconvénients.

La suite de la soirée se déroula autour du tracé Narbonne-Villeneuve-les-Béziers. Après visualisation de ce schéma, il apparaît que le choix de l'emplacement de la future gare "Nissan Sud de France" propose à RFF, les avantages les plus intéressants.

Depuis cette réunion, la LGV est peut-être en péril et son avenir incertain. L'étude du dossier est reportée au 27 août. La Région veut voir le ministre Jérôme Cahuzac, restera-t-elle le parent pauvre de RFF pour restrictions budgétaires ?

 

Le 18/07/2012 à 06h00, Narbonne

"Le reniement socialiste menace notre gare TGV"

Michel Py, secrétaire départemental de l'UMP communique : Nous y sommes. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour découvrir les menaces d'abandon que laisse planer le gouvernement socialiste et pesant sur la réalisation de la LGV Montpellier-Perpignan … Voilà qui témoignerait d'un véritable déni de justice territoriale quand on mesure les enjeux économiques et d'emplois qu'engage ce grand programme pour notre département et pour notre Narbonnaise.

Et que font les parlementaires socialistes locaux ? Marie-Hélène Fabre et Roland Courteau en tête ? Ils parlementent comme si de rien n'était ! Bien coincés qu'ils sont à devoir soutenir un gouvernement qui s'apprête à porter un coup sombre à notre Narbonnaise…

Mesdames, Messieurs les parlementaires, il n'est plus le temps aux palabres dans les salons dorés ! C'est maintenant qu'il faut taper du poing sur la table ! L'opposition ferme et franche face à l'abandon du gouvernement, la défense de la Narbonnaise, c'est maintenant ! Sur ce dossier, tous les élus de droite et du centre de la Narbonnaise sont prêts à vous soutenir pour former un front narbonnais de défense de la LGV et de sa gare à Narbonne pour obliger le gouvernement à faire machine arrière. Encore faut-il ne pas jouer double jeu et défendre vraiment notre bout de France.

 

 4 juillet : une manif contre la LGV… littorale

La décision ministérielle attendue à l'automne

Le 4/07/2012 à 06h00 par Myriam Galy

Manif des opposants à la LGV littorale, avant la réunion de La Palme.

Votre pognon, vous vous le gardez ! Et votre voie, vous la faites passer sur les sauterelles !". Une réaction parmi d'autres, lundi, au cours de la réunion organisée par Réseau Ferré de France à La Palme. L'homme qui s'exprime tient d'une main le micro, et de l'autre, l'une des pancartes préparées par l'association No Pasaran, qui a fortement mobilisé. Créée en mars comme ALGV-MM (1), qui fédère les élus, elle revendique 200 adhérents, des particuliers habitant Salses, La Palme, Caves ou Fitou. Surtout Fitou, la commune qui serait le plus "impactée" par une LGV littorale, l'une des deux options encore en lice pour le franchissement des Corbières. Les opposants estiment à 120 le nombre de maisons qui pourraient pâtir des TGV. Pâtir ? Le mot est faible, à entendre les interventions du public, à mi-chemin entre la colère non dissimulée - contre "les gens des bureaux", "les Parisiens" - et une émotion non feinte.

 

"Vous détruisez des vies !"

"Quelle vie vous allez nous rendre ? Un désastre !", se désole ainsi une dame, venue du Val d'Oise jusqu'à la colline de Fitou "pour être tranquille", et déjà ulcérée par les bruits de l'autoroute. "Ce sera l'enfer, c'est pas l'argent qui va changer grand-chose", ajoute un autre, qui vit à 200 mètres de l'éventuel tracé. Un retraité, des trémolos dans la voix, prévient : "Ma maison, elle est invendable, moi vivant. C'est tout ce que j'ai !". "Vous détruisez des vies", assène aussi une assistante maternelle, qui ne verrait plus l'étang depuis sa terrasse. Elle vient de montrer sa maison, sur l'animation en 3D projetée par RFF, réalisée à partir de photos faites en avril. C'est la troisième sur la gauche, juste à côté du projet de tracé, désormais réduit à une bande de 100 mètres de large.

Dans la salle, le public de riverains a du mal à supporter cette simulation trop réaliste. "On discute sur cette ligne alors qu'on n'en veut pas !", s'énerve une voix, tandis qu'Edouard Parant, chargé de mission à RFF, évoque mesures antibruit et autres indemnités. Pour la seconde option, dite "médiane", la projection passe beaucoup mieux. Car on admire le tracé d' "en haut", qui traverse Corbières et garrigue, et qui avait fait consensus en 1995, lors du précédent projet. Hélas, il ne pourrait pas être choisi si la mixité voyageurs/fret était choisie. Trop cher, a décrété l'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. Faire passer des trains de marchandises imposerait en effet la réalisation d'un tunnel bitube de 11,7 km. Dans la salle, l'argument financier passe mal. Tout comme le problème du dépôt Nobel d'Opoul, voisin du tracé "médian". "On parle plus des explosifs que des gens", regrette un homme.

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