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Voici comment La Dépêche Toulouse et Malvy réagissent aux propos d’Hollande. Je note l’autosatisfaction classique de Malvy qui a eu le bon angle d’attaque : Bordeaux-Toulouse n’est pas une nouvelle ligne mais la continuation de Bordeaux-Tours… et ensuite il y aura la continuation inévitable vers Narbonne et j’en passe… En fait l’autosatisfaction a des limites, celles de la facture ! La balle est dans le camp des opposants qui doivent avancer une réaction à la hauteur. J-P Damaggio

 

 PUBLIÉ LE 12/01/2013 07:58 LGV Bordeaux-Toulouse : ce qu'ils pensent du «feu vert» présidentiel

François Hollande a confirmé, jeudi à Bordeaux, le projet de prolongement de la LGV Tours-Bordeaux jusqu'à Toulouse. «C'est l'avenir» a-t-il déclaré.

«Je sais qu'il y a quelques endroits où c'est toujours difficile mais ça passera parce que ça doit passer, parce que c'est l'avenir». Jeudi à Bordeaux, à l'occasion d'un déplacement sur les investissements d'avenir, le chef de l'État a, en substance, donné sinon son feu vert au moins un «signal favorable» à la réalisation du tronçon Bordeaux-Toulouse (lire nos éditions d'hier). «C'est une bonne nouvelle en ce début d'année» a déclaré, hier, Martin Malvy, le président de la région Midi-Pyrénées.

Cette annonce présidentielle met un terme à plusieurs mois d'atermoiements sur cette ligne à grande vitesse.

En effet, le tronçon Bordeaux-Toulouse, partie de l'itinéraire Paris-Bordeaux-Toulouse, était inscrit dans le schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Issu du Grenelle de l'environnement lancé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le SNIT prévoyait 245 milliards d'euros d'investissements sur 25 ans. Or, faute de pouvoir réaliser ces investissements colossaux eu égard au mauvais état des finances publiques, une commission, dite Duron, avait été nommée en octobre 2012 par le nouveau ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, pour faire le tri parmi les projets de nouvelles lignes TGV et fixer les priorités. D'aucuns s'étaient alors inquiétés de la remise en question du tronçon Bordeaux-Toulouse, d'autant que le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, avait renforcé le doute en déclarant, sans dire lesquels, que «certains projets devaient être abandonnés» sur l'autel de la rigueur budgétaire

Seule la liaison Tours-Bordeaux, confiée par concession à la société Vinci, et les projets Le Mans-Rennes, le contournement NÎmes-Montpellier et le dernier tronçon du TGV Est vers Strabourg, échappaient, alors, à cette rigueur.

Un intense lobbying avait alors suivi, notamment de la région Midi-Pyrénées qui avait rappelé que son cofinancement, à hauteur de 102 millions d'euros, du tronçon Tours-Bordeaux, n'avait été voté qu'à la condition que le TGV arrive un jour à Toulouse.

A la sortie d'un entretien, en novembre 2012, avec le ministre des transports, plusieurs élus, dont Martin Malvy, le maire de Toulouse, Pierre Cohen, le président du conseil général de la Haute-Garonne, Pierre Izard, s'étaient déclarés «rassurés sur l'avancement du projet de la ligne grande vitesse Tours-Bordeaux-Toulouse».

L'annonce du chef de l'Etat, qui intervient alors même que la commission Duron, chargée de prioriser les projets, n'a pas encore rendu son rapport, confirme, selon Martin Malvy, l'unité de l'itinéraire Paris-Bordeaux-Toulouse. «C'est la notion d'axe ferroviaire pour le désenclavement du grand Sud-Ouest que nous défendons depuis maintenant dix ans» a-t-il ajouté. Derrière ce feu vert se profile donc l'enquête publique, qui pourrait débuter en septembre 2013 si l'autorité environnementale valide, au printemps prochain, l'étude d'impact du tracé contesté par plusieurs associations qui réclament des aménagements. La déclaration d'utilité publique devrait intervenir en 2014 et les premiers travaux en 2017 sous réserve que les financements soient arrêtés. Serge Bardy

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