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C’est bien sûr avec grand intérêt que nous avons attendu la réaction de Malvy au rapport Bianco. Pas de surprise, il n’a pas le moindre argument à répondre aux arguments de Bianco. Car la question est celle du fond : le réseau ferré a-t-il besoin de la LGV ?

Et lui répond, la quatrième ville de France a besoin de la LGV car c’est la quatrième ville de France. On appelle ça l’argument d’autorité.

Comme un mauvais garnement il ne sait dire qu’une chose : « je paie Tours-Bordeaux donc j’ai droit à Bordeaux-Toulouse. » Ce n’est pas un argument pour deux raisons :

Bordeaux-Tours est au cœur de Poitou-Charentes, une Région qui ne paie pas et la LGV se fait. Il n'était pas obligé de payer Tours-Bordeaux. L'Etat peut d'ailleurs répondre que 20 autres collectivités locales de Midi-Pyrénées devaient payer Tours-Bordeaux et elles ne le font pas donc le manque à gagner est déjà immense. Si Malvy ne paie plus Tours-Bordeaux l'Etat devra compenser et sera encore pus pauvre pour un éventuel Bordeaux-Toulouse dans vingt ou trente ans !

Bordeaux-Toulouse en plus, c’est en plus des sommes colossales car si lui paie pour Bordeaux-Tours, qui en retour paie Bordeaux-Toulouse ?

Et pire que ça : le GPSO c’est la même chose que le SEA ! Avec référfence à Hollande qui a dit : "oui à Bordeaux-Toulouse" sans dire quand. Même le rapport Bianco reconnaît que peut-être à un moment il faudra relancer le réseau LGV mais pour le moment PRIOTITE ABSOLUE aux lignes existantes.

Quand on a construit Paris-Tours c’était à l’origine Paris-Bordeaux mais les moyens ont manqué et la ligne existante Tours-Bordeux a été rénovée pour le 200-250 km/h comme le montre le rapport Bianco.

Et pire que ça : on n’est pas compétitif face à l’avion donc un autre aéroport ! Mais M. Malvy, de toute façon ce n’est pas trois heures le temps le Paris-Toulouse, et pourquoi parler alors de LGV Paris-Madrid où la concurrence avec l’avion est encore plus impossible ? Martin Malvy était en l’an 2000 à la fois pour le nouvel aéroport et pour la LGV. La réalité lui tombe sur la terre : les citoyens ont dit non à nouvel aéroport et l’actualité dit non à sa chère LGV et pourtant, Toulouse se développe…

D’ailleurs où est publiée cette solution de 1,5 à 4 milliards qui permet de gagner 10 minutes ? Un mensonge de plus qui n’honore pas un président de la région généralement plus sérieux.

Et enfin "bloquer à jamais le développement du rail dans le grand sud". C'est là un effet de tribune car c'est mépriser le principe de la rénovation, la ligne POLT qui dans le schéma Bianco peut avoir un avenir, et le futur car le rail va continuer d'avoir de grands rendez-vous avec notre société. Imaginez un renversement de tendance du fret... JPD

 Réaction de MALVY

Réagissant au rapport de Jean-Louis Bianco remis ce lundi au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a déclaré :

 « Jean-Louis Bianco recommande la réunification de la SNCF et RFF au sein d’un service public intégré. Les Régions le préconisaient depuis longtemps. Le système actuel est, me semble-t-il, à l’origine de lenteurs, de complexités supplémentaires dans un secteur déjà difficile, et de surcoûts avérés. Ce pôle public doit permettre de clarifier les rôles, simplifier la gestion du réseau, et surtout - je l’espère - gagner en efficacité notamment pour les usagers TER. »

 « Concernant la LGV, Toulouse,  4ème ville de France, ne peut pas rester à l'écart du réseau européen à grande vitesse, a ajouté le président de Midi-Pyrénées. Les travaux sont de toute façon commencés entre Tours-Bordeaux et notre participation financière - déjà engagée - a toujours été conditionnée au prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu'à Toulouse. Le président de la République a lui-même confirmé en janvier dernier l'unité de la ligne Paris - Bordeaux - Toulouse. Dans ces conditions, les hypothèses envisagées par ce rapport ne nous concernent pas. Si ce projet devait être remis en cause, nous nous retirerions immédiatement du financement de la liaison Tours-Bordeaux et nous demanderions le remboursement de ce que nous avons déjà payé hors de nos limites administratives. »

 Et de conclure: « L’étude d’une offre alternative entre le TGV et le TER entre Bordeaux et Toulouse n'est pas envisageable. Je rappelle que cette solution a été examinée sur l'axe Bordeaux -Toulouse. Le résultat était sans appel: de 1.5 milliards d'euros à 4 milliards d'euros de dépenses pour un gain de temps marginal estimé à 10 min par rapport à la situation actuelle (contre 58 minutes en vitesse TGV). Cette solution laisserait Toulouse à 4 heures de Paris, donc toujours au-dessus du seuil de 3 heures, ne permettant pas la compétition avec l'avion et relançant ainsi la question d'un second aéroport. Midi-Pyrénées ne peut pas se satisfaire d'un TGV au rabais que je récuse sans appel non seulement pour cette raison majeure mais parce qu'il bloquerait à jamais le développement du rail dans le Grand Sud. »

 

Tag(s) : #conseils généraux

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