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En réponse à une lettre d’une membre des Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Martin Malvy a apporté quelques éclaircissements que je me permets de commenter en les publiant.

1 ) Il confond ce qui est une mission du Conseil régional (le TER) et ce qui n’est pas de sa compétence (la LGV). Il donne d’ailleurs le total des dépenses pour le transport régional mais se garde bien de faire de même pour le dossier LGV dont on admet par avance, qu’il reste et restera inférieur, aux efforts en faveur du train régional.

2 ) Seulement 16,3% pour la LGV pris sur une somme économisée en matière de plan rail. Les contraintes budgétaires auraient pu verser cette somme dans le budget global mais, Malvy en est heureux, c’est réinvesti dans le rail d’où la « petite somme » pour la LGV. Pour nous ça reste une somme qui quitte le service TER pour le service LGV même si par ailleurs le service TER reste un grand objectif de la région.

3 ) Le seul argument pour la LGV, c’est le gain de temps or réfléchir au rail avec ce seul angle de vue c’est rater la fonction du rail. A quel prix la vitesse ? Jusqu’à quel point la vitesse ? Pourquoi et pour qui la vitesse ? Ces questions restent entières.

4 ) Les acquisitions foncières : qu’il faille indemniser les actuelles victimes du projet c’est un point évident ; qu’il faille user du fait accompli pour laisser entendre : « voyez on commence à exproprier donc il faut faire la LGV », c’est un autre problème.

Mais bon, l’éventualité d’un abandon du projet est évoquée… JP Damaggio

   Madame,

Vous m’avez fait part de vos interrogations sur le choix de la Région en matière d’investissement en faveur du réseau ferroviaire régional. En particulier, vous soulignez le vote récent d’une délibération du Conseil régional en faveur d’un projet d’avenant au Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013 (CPER) qui concerne les opérations d’infrastructures.

 Votre interprétation de cette délibération appelle certains éclaircissements.

L’évolution des montants inscrits dans les articles du CPER ne permet pas de déduire un quelconque désengagement de la Région sur le réseau ferré existant en Midi-Pyrénées au profit du projet de Ligne à Grande Vitesse.

Au contraire, l’analyse opération par opération du Contrat de Projets démontre que le redéploiement qui représente 86,45 M d’euros en faveur de nouvelles opérations se répartit à hauteur de 70,25 M d’euros sur le réseau existant (soit 81,3%) et 14,1 M d’euros (soit 16,3%) en faveur du projet de Ligne Nouvelle Bordeaux-Toulouse. Par ailleurs, 2,1 M d’euros sont prévus pour le débat public de la Liaison Toulouse-Narbonne ne pouvant à ce jour être classée dans l’une ou l’autre de ces catégories.

La participation de la Région est encore davantage concentrée sur le réseau existant, 88,4% y étant consacrés.

La Région, aux côtés de ses partenaires a donc fait le choix de réinvestir les économies constatées sur de nouvelles opérations profitant au réseau existant, malgré le contexte budgétaire difficile connu de tous.

Enfin le montant global du CPER progresse de 23,7 M d’euros, signe de l’engagement régional en faveur du mode ferroviaire.

Par ailleurs la Région a consenti des efforts considérables et continus en faveur des transports collectifs régionaux.

En effet, il faut savoir que depuis 2002, ce sont près de 2,2 milliards d’euros qui ont été mobilisés par la Région (400 M d’euros sur le Plan rail, 532 M d’euros pour le renouvellement et la modernisation du matériel roulant, 9 M d’euros en faveur des gares et près de 1,24 milliards d’euros pour le fonctionnement des services régionaux).

 La Région a connaissance de l’étude réalisée pour le compte de l’association Alternative LGV, mais ne partage pas ses conclusions, notamment concernant les gains de temps importants liés à l’aménagement d’une Ligne à Grande Vitesse qui justifient le choix de ce projet. La Région a affirmé et continue à affirmer sa détermination en faveur de la mise en œuvre rapide du projet de Ligne Paris à Toulouse.

S’agissant des affectations de crédits en vue d’un programme d’acquisitions foncières anticipées en lien avec le projet, il s’agit de mettre en œuvre une structure qui, dans les plus brefs délais, répondra notamment aux attentes déjà nombreuses exprimées par les riverains du projet et dans une situation financière particulièrement précaire.

Un des autres objectifs de ce dispositif est la constitution de réserves foncières utilisées dans le cadre du projet pour préserver les capacités de production des agriculteurs concernés par le projet d’une part et la constitution de boisements compensateurs visant à réparer les espaces boisés traversés d’autre part.

Cette démarche, pilotée par Réseau Ferré de France et proposée par l’Etat aux collectivités territoriales concernées, vise donc précisément à répondre à un besoin de solidarité des territoires, souhaité par les élus et les populations locales. Dans le cas où le projet GPSO ne verrait pas le jour, ces propriétés pourraient être revendues et la Région récupérerait sa participation.

Je vous prie de croire, Madame, à l’assurance de mes sentiments distingués.

Martin Malvy  

Tag(s) : #favorables aux LGVs

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