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On constate que les forces économiques deviennent avides de colloque. Celui-ci à Perpignan dit bien les inquiétudes quant à la réussite du lien Barcelone-Perpignan. Une fois de plus, il ne suffit pas de mettre un train nouveau pour que tout change.

Et en effet en Espagne le TGV c’est le luxe, aussi on se doute que l’harmonisation va se faire par le haut.

Les spécialistes de la vie catalane espagnole auront observé utilement la présence de Jordi Pujol le fils de l’ancien pilier de la Generalitat. Les premiers pas d’une future carrière politique ? JPD

 

ECONOMIE

Le think tank du Roussillon a réuni 100 personnes autour de ce sujet

Opencat attend le TGV Perpignan-Barcelone sans euphorie

Samedi 10.11.2012. 22:30h

Le cercle de réflexion Opencat a proposé une radiographie de la future Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Barcelone par le biais d'une conférence-débat, le 9 novembre. Au delà de bénéfices attendus à moyen terme grâce au TGV, cet évènement, qui a permis de soulever la problématique des fiscalités disparates entre la France et l'Espagne, a tempéré la joie répandue face à la réception de ce moyen de transport, en avril 2013.

La grande expectative liée à la Grande Vitesse ferroviaire dans les Pyrénées-Orientales s'est confirmée le 9 novembre au travers d'une conférence intitulée "TGV Perpignan-Barcelone : vraiment une révolution ?" organisée par le think tank Opencat. Ce rendez-vous, proposé dans l'amphithéâtre de l'hôtel d'agglomération Perpignan Méditerranée, a attiré 100 responsables économiques, institutionnels, universitaires et politiques du Roussillon. Cette occasion a permis à M. Jordi Fuster, chef de projets Mobilité de l'Agence Barcelona Regional, de déclarer "le succès du TGV dépend de nous. L'important est que les gens l'utilisent". Ce spécialiste des aménagements ferroviaires du Grand Barcelone a précisé : "en Espagne, les trajets en TGV sont des produits de luxe, plus qu'en France. Il Faudra négocier les prix". A ses côtés, Romain Grau, Vice-Président de Perpignan Méditerranée en charge de l'Economie de ce territoire, a estimé que "l'impact du TGV sur ce tronçon ne sera pas immédiat, mais nous vivrons trois temps : celui des flux touristiques, puis résidentiels, puis liés à l'économie productive". Selon cet élu, dans les Pyrénées-Orientales, "pays qui ne vivait jusqu'à présent que dans l'oeil de Paris (...) la grande vitesse finira par équilibrer nos mentalités". Cette vision de long terme était partagée sans exaltation par Vincent Dumas, Président d'Opencat, qui a rappelé que les flux de salariés "pendulaires" entre Perpignan et la Catalogne du Sud sont les "plus faibles de France", les records appartenant aux relations envers la Belgique et la Suisse. Modérateur de la soirée, M. Dumas a souligné que le TGV "élargira la vue des habitants du Roussillon, qui cesseront de se vivre comme un terminal français" et souhaité que Perpignan devienne "intimement consciente de son repositionnement sur la carte européenne"

Vivre ici et travailler là-bas reste un problème

Ce forum a été l'occasion pour l'avocat fiscaliste Hervé Germà d'évoquer la complexité qui consiste à tirer profit du TGV pour vivre à Perpignan tout en travaillant à Girona ou à Barcelone, et inversement. Avouant "on ne peut pas réellement profiter de la libre circulation européenne car les textes légaux ne sont pas uniformisés", Me Germa a relié le fait de "travailler d'un côté de la frontière et de dormir de l'autre" à une "complication au niveau fiscal", car, de son avis, "les États n'ont pas assumé que nous sommes frontaliers". Tout en considérant cette situation"insoluble, tant que l'Europe ne s'y mettra pas", Me Germa a conclu, dans un accès de réalisme, que "L'Europe a autant de législations que d'Etats, et les impôts directs et les taxes locales ne sont pas du tout harmonisés".

Ce forum d'échanges a comporté la présence, parmi le public, de Jean-Paul Alduy, Président de l'agglomération Perpignan Méditerranée, André Joffre, Vice-Président de la Chambre de Commerce de Perpignan et Président du pôle de compétitivité Derbi, Marc Siré, Président de la Chambre syndicale des experts-comptables des Pyrénées-Orientales et Jordi Pujol, fils de l'ancien Président du gouvernement catalan

 

Tag(s) : #l'international

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