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Je venais d'achever la mise au point de l'article précédent quand, cherchant sur Sud-ouest un propos de Sivardière je tombe sur l'article suivant qui n'éclaire rien sur le fond (qui paie pour Tours-Bordeaux ?) mais rappelle que la bataille fait rage avec un équilibriste impayable, Camani pour Agen ! Triste lecture. JPD


http://www.sudouest.fr/2012/07/13/la-lgv-sud-prioritaire-768688-647.php

« L'Aquitaine réaffirme sa volonté inconditionnelle, puissante, de voir les travaux de la ligne à grande vitesse (LGV) se poursuivre jusqu'à Toulouse et Hendaye. Les arrêter à Bordeaux, cela n'aurait tout simplement pas de sens », a déclaré Alain Rousset, hier, à l'issue de la Conférence des exécutifs aquitains (1) qui se tenait dans les locaux du Conseil régional à Bordeaux.

Ses propos faisaient écho à ceux tenus la veille sur France 2 par le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac. L'élu du Villeneuvois avait notamment déclaré que « le gouvernement n'aura pas d'autres choix que de renoncer à certaines des options qui ont été privilégiées ». Les projets seront désormais considérés par l'État sous l'angle de la « priorité » à leur accorder.

Alain Rousset et les élus des collectivités présents à ses côtés ont estimé que les projets aquitains ne sauraient être concernés par les déclarations du ministre. S'agissant de Bordeaux-Toulouse, le président du Conseil régional a affirmé : « Nous ne pouvons pas être le dernier couloir à camions qui ne sera pas traité. » Dans son esprit, il ne s'agit pas non plus de dire « on fera Bordeaux-Toulouse, puis [vers Hendaye] on s'arrêtera à Dax ou à Mont-de-Marsan, car on priverait ainsi la France et l'Espagne des crédits européens qui pourraient être attribués ».

« Bon sens »

Pierre Camani, le président du Conseil général du Lot-et-Garonne, ne croit pas lui non plus que Jérôme Cahuzac visait la LGV Sud. « Contrairement à ce que l'on dit parfois, je ne suis pas opposé à la LGV Bordeaux-Toulouse. J'en veux pour preuve que mon département a été le premier à souscrire pour Tours-Bordeaux à hauteur de 34 millions d'euros. Mettre Agen à trois heures de Paris, on serait très fiers de ça ! Simplement, il nous est difficile de participer selon le modèle économique mis en place par l'ancien gouvernement. » Cela reviendrait pour le Conseil général du Lot-et-Garonne à « doubler son endettement », assure Pierre Camani, le faisant passer de 170 à 340 millions d'euros. Sans compter, ajoute-t-il, que « l'État nous demande par ailleurs de mettre 30 millions d'euros sur la RN 21 ! ».

« Mauvais coup »

Selon lui, les déclarations de Jérôme Cahuzac relèvent en fait du simple « bon sens » et sonnent comme une invitation à « hiérarchiser » les projets en fonction des capacités de financement de l'État. Dans cette nouvelle approche, il ne doute pas que « Bordeaux-Toulouse restera prioritaire ».

L'opposition UMP-NC-CPNT au Conseil régional aimerait en être convaincue, mais nourrit de gros doutes. Selon son président Michel Diefenbacher, qui demande à Alain Rousset de « condamner publiquement » ce qu'il considère être contraire aux intérêts régionaux, « les deux projets LGV aquitains Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse sont clairement visés ». Il qualifie la position de Jérôme Cahuzac de « mauvais coup porté à l'Aquitaine » et en appelle à la « mobilisation de tous les élus ».

(1) La Conférence des exécutifs aquitains réunit deux fois par an autour de la Région les exécutifs départementaux ainsi que les communautés d'agglomération et villes centres. Thèmes abordés : formation, logement, foncier, politique de l'eau, très haut débit, recherche-innovation, contrat de projets État-Région.

Tag(s) : #conseils généraux
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