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 Philippe de Vergnette, président de la Safer (82-47-24) a été remplacé par Fabien Joffre. Si, avec la campagne des législatives 2012 nous avions enfin appris la position de de Vergnette en matière de LGV, qu’en est-il de son successeur ? Etrangement bien que venant de Dordogne, Fabien Joffre ne s’est exprimé que dans la Dépêche Tarn et Garonne, département où a eu lieu le changement inattendu (article relayé par les chambres d’agriculture de Midi-Pyrénées). Bref, sur la LGV rien à dire, sur 3000 hectares gaspillées si la LGV se fait, silence radio. Et, que 2 représentants de la DRAL, entre au comité technique, n’est pas de nature à nous rassurer. JPD

Publié le 20/06/2012 Montalzat. Fabien Joffre nouveau président de la Safer

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/20/1382065-fabien-joffre-nouveau-president-de-la-safer.html

 Hier lors de la 51e assemblée générale de la Safre Garonne-Périgord, le président Philippe de Vergnette, très contesté pour ses positions jugées « passéistes » et sa gestion de la structure, a finalement annoncé à l'assemblée sa position de ne pas se représenter en tant que président, esquivant son renouvellement d'administrateur au vote. Les membres du conseil d'administration ont élu comme nouveau président Fabien Joffre, déjà administrateur de la Safer et représentant les Jeunes Agriculteurs. Ce dernier, 35 ans, est marié et père d'un petit garçon. Il est agriculteur et vit sur la commune de Nailhac en Dordogne où il exploite en Gaec avec sa mère et son épouse. Il est aussi représentant JA au conseil d'administration de la FDSEA de Dordogne et siège en CDOA et au comité technique Safer. Il pratique le rugby dans le club de Cherveix-Cubas.

« Je souhaite très rapidement aller dans le sens voulu au niveau national de l'ouverture des Safer vers tous les syndicats afin de permettre aux décisions d'être applicables en toute transparence » a annoncé le nouveau président. « Je veux aussi développer le relationnel avec les parlementaires, notamment pour évoquer ensemble les réflexions en terme d'aménagement du territoire qui pourraient concerner les Safer. il prendra très rapidement contact avec eux. »

La Safer entend fonctionner de la même manière sur ses 3 départements, le Tarn-et-Garonne étant bien obligé de suivre la transparence multisyndicales de la Dordogne et du lot et garonne.

 

La Dépêche du Midi

http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/30/1428086-a-la-safer-fabien-joffre-sera-un-president-present.html

Publié le 30/08/2012 09:39

A la Safer, Fabien Joffre sera «un président présent» interview

Fabien Joffre, 35 ans a succédé, le 19 juin dernier, à Philippe de Vergnette dans le fauteuil de président de la Safer (société d'aménagement foncier et d'établissement rural) de Garonne-Périgord (Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne et Dordogne).

 Quel président serez-vous ?

 Je souhaite apporter beaucoup à la structure notamment en terme d'ouverture à tous les syndicats, comme c'est le cas en Dordogne mon département d'origine, et de renforcement de l'intervention de la Safer pour nos 3 missions : agriculture, développement local et environnement

 Je bénéficie de l'appui d'une directrice qui a impulsé une nouvelle stratégie d'entreprise depuis 5 ans et de collaborateurs de qualité. Il leur manquait l'appui d'un président qui s'investisse réellement pour la structure. Je rappelle que Philippe de Vergnette n'était même pas venu à l'assemblée générale, en Dordogne, l'an passé, ce qui n'était jamais arrivé en 50 ans de Safer ! Je serai un président présent, notamment pour rencontrer les politiques, parlementaires, présidents de conseils généraux, régionaux etc…

 Comment allez-vous mettre en place l'ouverture vers les autres syndicats ?

 Elle a commencé dès l'élection du président de comité technique en 82 puisque j'ai soutenu la candidature de Julien Puges, issu des jeunes agriculteurs, face à Christian Dessaux, ancien président dudit comité technique, retraité, souhaitant pourtant se maintenir. Cette élection s'est faite démocratiquement et Julien Puges a obtenu 13 voix sur 22. Il connaît parfaitement le fonctionnement de la Safer puisqu'il y siège depuis de nombreuses années et a toujours fait preuve de droiture, d'objectivité et de transparence. Ce changement sera positif pour le 82.

 

Par ailleurs, les Commissions locales d'aménagement foncier (CLAF) qui ont lieu avant le comité technique pour lui proposer un avis après avoir entendu les candidats seront dès le prochain comité du 5 septembre, ouvertes à tous les syndicats à savoir, en plus de la FDSEA et des JA, seuls participants auparavant, la Confédération paysanne, la Coordination rurale et le MODEF. C'était déjà le cas en Dordogne depuis 8 ans et en Lot et Garonne depuis 3 ans.

 Pour un sujet aussi complexe que le foncier, c'était une nécessité pour le Tarn et Garonne. Enfin les notifications de vente que nous recevons des notaires (environ 2000 DIA par an en 82) seront transmises à tous les syndicats afin qu'une vraie information circule sur le terrain. C'est d'ailleurs une décision nationale prise dans le cadre de la stratégie de groupe des Safer et que nous appliquions déjà en Dordogne.

 Le président de la FDSEA vous accuse d'ouvrir les CLAF et le CT à n'importe qui, notamment aux associations environnementales. Qu'en est -il exactement ?

 Le décret du 14 mars a prévu que désormais siège dans les CT départementaux des Safer un représentant d'association de protection de l'environnement agrée.

 L'équipe précédente avait fait le choix de faire rentrer les chasseurs sur les 3 départements. Je n'ai rien contre car les agriculteurs sont de vrais partenaires des chasseurs. Mais il nous faut envoyer une vraie image positive en terme d'environnement et dès septembre je rencontrerai les 2 DREAL et les 2 CREN de notre zone d'action (Aquitaine et Midi Pyrénées). Nous intervenons en effet à chaque fois qu'il est possible sur notre mission environnementale notamment en 82 pour la protection de la zone humide du Lemboulas en lien avec le CREN et l'Agence de l'Eau.

 L'ouverture n'est pas synonyme de division mais bien au contraire de complémentarité. C'était le cas sur nos 2 autres départements, j'espère que nous arriverons à faire progresser le 82 vers cette gestion transparente du foncier.

 Quelles sont vos autres grandes priorités pour la Safer ?

 Tout d'abord bien sûr renforcer notre position en matière d'installation. C'était le thème de notre assemblée générale et nous avons vu que nous savions intervenir sur d'importants dossiers tout en sachant assister et appuyer les jeunes de nos 3 départements

 L'installation pour notre Safer, c'est 96 opérations sur les 472 rétrocessions réalisées en 2011, c'est 1404 ha sur 3190 ha soit 43 % des surfaces contre 37 % en 2010. Sur ces 96 dossiers, il y a eu 44 premières installations dont 82 % hors cadre familial. Nous sommes déjà une Safer qui fait beaucoup mais je souhaite développer encore cela et communiquer encore plus. Trop d'agriculteurs ont encore une mauvaise image de la Safer alors que nous sommes un outil à leur service.

 Qu'en est-il du travail avec les collectivités dans un contexte de préservation des terres agricoles ?

 Nous travaillons en partenariat avec les collectivités grâce à des conventions en vue de faciliter l'implantation d'ouvrages publics, en acquérant ou négociant des terrains les moins pénalisants pour l'agriculture, pour la création de zones d'activités, d'habitats ou de loisirs. Nous intervenons ainsi très en amont pour compenser les agriculteurs concernés.

 Nous proposons aussi aux collectivités un portail cartographique «vigifoncier» qui leur permet d'avoir une analyse très fine des mutations sur leur territoire.

 Il faut savoir que l'on montre toujours du doigt les collectivités et l'urbanisation mais deux autres phénomènes sont, à mes yeux, tout aussi préoccupants et ont des conséquences sur la déprise des terres.

 Il s'agit d'abord de l'achat par des non-agriculteurs de bâtis agricoles avec une dizaine d'hectares autour en moyenne (en 82 ce sont près de 300 ha qui disparaissent tous les ans de la production agricole). L'autre problème vient des friches car trop de terres sont à l'abandon par volonté spéculative ou situation d'attente.

 Je souhaite prendre ces dossiers à bras-le-corps et proposer des solutions alternatives.  Je rencontre un écho très favorable des politiques que je viens de rencontrer depuis un mois.

 

Faudrait-il une évolution du cadre législatif pour renforcer l'outil Safer ?

 Oui indiscutablement, notamment il faudrait que nous obtenions la possibilité de préempter des propriétés bâties vendues à des non-agriculteurs mais en ayant le droit à la rétrocession de dissocier le bâti des terres afin que ces dernières soient revendues uniquement à des agriculteurs. Cela me tient à cœur.

 Dès l'automne nous ferons des propositions d'amendement au niveau national pour profiter de cette loi foncière annoncée en fin d'année afin de faire évoluer les Safer pour qu'elles continuent à jouer ce rôle d'encadrement de l'accès au foncier qui devra se renforcer dans un contexte de protection des terres mais aussi de relocalisation de l'agriculture.

 Inspirées par Edgar Pisani, les Safer ont su se maintenir pendant 50 ans en étoffant leurs missions par différents textes législatifs. Sachons leur donner un élan nouveau et que cet outil devienne le levier pour la mise en œuvre d'une nouvelle politique foncière. Crée alors que le constat était fait à la fin des années 50 que la priorité était de nourrir la population, n'est-ce pas ce même argument qui les fera revenir à cette mission première qu'est la production alimentaire.

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