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La Dépêche 47 relaie une déclaration symbolique d’élus de droite et du Front de Gauche contre la LGV. Une information qui mérite de passer la frontière d’Aquitaine pour arriver en Midi-Pyrénées. JP Damaggio

Publié le 02/07/2013 à 07:43 | 1

Conseillers généraux de droite et de gauche réunis sous le même drapeau, celui d’un non à la LGV à la suite des propositions de la commission nationale Mobilité 21 jeudi.

Rare, voire rarissime, qu’un Jean-Claude Guénin (UMP, Casteljaloux) et qu’un Raymond Girardi (Front de gauche, Bouglon) soient d’accord. Mais un sujet au moins les réunit : la ligne à grande vitesse, ou plutôt l’opposition à la LGV. Hier, sur un quai symbolique d’Agen, quatre conseillers généraux de droite et de gauche se tenaient la main pour voir ce TGV annoncé en gare en 2020 partir loin à l’horizon vers les décennies suivantes, selon eux.

C’est leur conviction. Là où d’autres voient le compartiment à moitié réservé, eux voient des sièges à moitié vides. Pour Raymond Girardi, sur la foi des conclusions de la commission Mobilité 21 rendues publiques jeudi dernier, le tronçon Bordeaux-Toulouse de la LGV n’est plus.

Pas d’avis de faire-part sur le décès prématuré de ce projet. Mais pour le même Girardi assisté de Guénin, Francis Da Ros et Alain Paraillous, ce que disent Mobilité 21, le Premier ministre Ayrault et François Hollande samedi condamnent le Grand Projet du Sud-ouest (GPSO). «Le Président l’a dit lui-même, il est inutile pour gagner quelques minutes de continuer à penser LGV (...) La refondation des lignes existantes est la priorité pour eux».

Et ça tombe bien, c’est prioritaire aussi pour ALTernatives LGV, une association d’élus, pour les riverains réunis dans la Coordination 47 et pour 18 des 40 conseillers généraux qui avaient voté contre la participation financière du département en juin 2012. «C’est ce que l’on dit depuis des années», martèle Girardi. À ses côtés, Jean-Claude Guénin joue toutefois les modérateurs : «La Bordeaux-Toulouse n’est pas totalement enterrée, elle est repoussée, et c’est pour cela que nous devons rester vigilants. Ce rapport a confirmé la semaine dernière l’inutilité du projet et l’incapacité de l’État à le financer». Plus de 8 milliards d’€. Le conseil général a dit oui à sa participation pour Tours-Bordeaux (36,40 M€) mais se voit contraint de geler sa participation pour trois ans. Il en a déjà versé un tiers. «Je pense que c’est une première étape vers le désengagement (...) J’avais demandé le retrait pur et simple de cette participation», explique Guénin. Francis Da Ros pense aussi finances. «Au conseil général, on nous demande déjà de serrer les budgets au plus près». Alain Paraillous se souvient aussi. «À une époque, pour Villeneuve, on nous avait dit qu’il ne fallait pas rater le coche et qu’il faut travailler aujourd’hui pour l’avenir. Si la LGV est réellement indispensable dans quarante ans, on verra à ce moment-là.»

Décision du gouvernement attendue le 9 juillet.

Manifestation à Agen

Pour «dénoncer avec la plus grande fermeté les lobbys et les mensonges de Malvy et Rousset toujours accrochés à leur jouet», les opposants à la LGV donnent rendez-vous aujourd’hui en milieu d’après-midi devant la préfecture. Pour s’insurger «contre le gaspillage des deniers publics dans un contexte économique exigeant de la population des efforts.»

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