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Duron a sous le coude un rapport qui circule dans quelques couloirs. Chaque féodaux s’active car tel est le résultat de la décentralisation telle qu’elle fonctionne : l’Etat est plis faible, le féodal se fait menaçant mais le monarque décide ! Je reprends ce commentaire sur Sud-Ouest :

« L'autre matin, le Duc d'Aquitaine, son ami, le vieux Comte de Toulouse s'en sont allés demander audience au premier ministre de leur suzerain. accompagnés de leurs féaux, et dignitaires locaux, ils lui ont exprimé que le rêve, l'idée reçue, devaient primer la basse réalité du monde. Le bon ministre les a écouté, les a rassuré. Il leur a tenu le même discours apaisant qu'aux autres grands feudataires locaux qui les ont précédés ou suivis. Tous, de bon aloi, prétendaient que leur LGV était la seule et l'unique indispensable. L'ancien Duc de Nantes savait bien que d'ici 15 ans ou plus la plupart de ces grands seigneurs ne seraient plus là ou en état lorsque les travaux devraient commencer. D'ici là ils n'auront qu'à chercher le financement de plus en plus difficile pour le rêve et l'inutile. »

Tout ça est bien dit. Mais en attendant voici les principes de Duron en matière de grande vitesse. Après la vidéo nous avons le texte de sa présentation à l’Assemblée nationale :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-dvp/12-13/c1213068.asp#P2_84

« La deuxième question, que s’est posé en même temps que nous Jean-Louis Bianco, est celle de la grande vitesse ferroviaire, qui soulève d’autres problèmes. Constitue-t-elle, nomment, la réponse pertinente à toutes les situations de desserte dans notre pays ? Depuis une quinzaine d’années, les TGV sont devenus un marqueur de modernité simplement parce qu’il n’existait à côté aucun mode de transport d’excellence. Le vieillissement et la détérioration des trains Corail en est pour partie responsable. Chaque territoire a donc réclamé le TGV parce qu’il apparaissait comme synonyme de qualité et de performance ainsi que d’attractivité. Le système est-il soutenable pour l’ensemble du territoire ? Parviendrons-nous à équiper l’ensemble du territoire de la grande vitesse ? Assurément pas. Nous avons donc réfléchi à un système intermédiaire semblable à celui qu’a adopté l’Allemagne il y a deux ans en lançant, à côté des ICE, les ICx qui circulent à 220 kilomètres heure. Il y a quelques années, la commission Bocquet sur l’industrie ferroviaire avait également mis en avant que la très grande vitesse ne représentait que 6 % du marché mondial des trains et que, pour développer son industrie ferroviaire, la France devait avoir une offre plus complète. »

Deux réactions :

« M. Rémi Pauvros. Nous partageons votre point de vue, la vitesse n’est pas forcément la réponse à nos préoccupations. La création d’un nouveau service à la population entre le TER et le TGV est, pour nous, une exigence totale. »

« Mme Catherine Beaubatie : Une deux fois deux voies entre Limoges et Poitiers permettrait de mieux désenclaver et irriguer les territoires des deux régions. En outre, elle favoriserait la liaison de la façade atlantique vers la région rhodanienne et le réseau autoroutier de l’est de la France et le centre Europe. De plus, puisqu’il faut un engagement des collectivités territoriales, le conseil régional du Limousin et le conseil général de la Haute-Vienne se sont engagés à participer au financement des travaux de cet axe majeur si l’État s’engageait lui aussi. Aujourd’hui, en Haute-Vienne, nous avons certes besoin de la ligne à grande vitesse Limoges-Poitiers pour une ouverture sur l’Europe, mais nous avons besoin aussi de cette infrastructure routière essentielle aux déplacements journaliers et au transit Est-Ouest. »

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