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Dans la version de ce jour de La Dépêche, en plus de l’annonce de la LGV pour 2022, 2025 ou 2030 nous avons cet autre article faisant le lien avec la rénovation du quartier Matabiau. Par un miracle que personne ne nous a expliqué la seule LGV chamboule paysage. C’est vrai pour les deux voies en plus qui doivent longer la voie actuelle. Sauf qu’une voie pouvait suffire et qu’en effet, cette voie il la fallait pour le TER ! C’est vrai pour la gare sauf que la gare pouvait être intermodale sans LGV puisque c’est ferroviaire qui s’ajoute au ferroviaire. D’ailleurs les péripéties concrètes du projet démontrent qu’en fait la LGV n’est qu’une incidence mais non le fond de la question. La LGV c’est un effet d’image pour grandir des effets d’images mais qui est sous les images ? Une fois de plus, nous ne sommes pas pour l’immobilisme mais pour des évolutions prenant en compte toutes les couches sociales. JPD

Ce que l'arrivée de la LGV va changer

Publié le 11/07/2013

La venue de la ligne à grande vitesse d’ici 2030 vient conforter les projets de super gare Matabiau , de ligne de tram «Canal», entre la gare et l’aéroport, et du BHNS vers l’Ouest toulousain.

La confirmation par le Premier Ministre, mardi, du caractère prioritaire de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, ne va pas mettre seulement la Ville rose à trois heures de Paris en 2022, 2025, voire 2030 (lire ci-contre). Elle a des conséquences directes sur le devenir de la Ville rose et de sa Métropole.

La LGV va ainsi conforter des projets déjà lancés, comme l’agrandissement de la gare Matabiau, et sa transformation en plate-forme multimodale accueillant TGV, TER (trains express régionaux) mais aussi tram et bus Tisséo ou autocars départementaux. Avec l’aménagement, tout autour, de Toulouse EuroSudOuest, nouveau centre de Toulouse s’étendant de Marengo à Raynal, mêlant habitat, équipements et bureaux.

Les projets de liaison en tram le long du canal du Midi, entre la gare et l’aéroport (ligne Canal) et de bus à haut niveau de service (BHNS) entre gare et Ouest toulousain (Plaisance-Tournefeuille) sont aussi confortés par la venue de la grande vitesse.

«On savait qu’on devait rénover la gare Matabiau pour en faire une vraie plate-forme multimodale, la venue de la LGV confirme l’ambition européenne et internationale du projet, au cœur de l’agglomération et de la région», note Pierre Cohen, «pour l’agglomération, il y a la nécessité de renforcer ce qui existe avec le métro et de relier la gare, en transport en commun, à l’aéroport avec la ligne Canal, mais aussi par une ligne structurante vers l’Ouest toulousain, avec le BHNS».

Pour le maire, «la crédibilité de ces projets est renforcée par la LGV, ce ne sont pas des lubies mais des éléments forts d’un plan de déplacements urbains (PDU) cohérent offrant un maillage autour de la gare et une vision à 10-15 ans».

Le président de la Métropole balaye la polémique sur le calendrier : «A voir les réactions des autres villes françaises, on voit bien que Toulouse est reconnue comme une priorité par la France, c’est pratiquement la seule ville retenue pour la LGV, cela insère Toulouse au cœur du réseau européen à 20 - 30 ans».

Pour autant, la venue de la LGV ne devrait pas accélérer les projets déjà cités : «On n’a pas d’obligation d’aller très vite, les études sont lancées, on a le temps de construire un projet urbain», estime Pierre Cohen. Pour ne pas confondre (grande) vitesse et précipitation.

Les lenteurs de la grande vitesse

La grande vitesse à Toulouse, on en parle depuis des années. à l’orée du troisième millénaire, Philippe Douste-Blazy, maire de Toulouse, la promettait à Matabiau en 2016. Puis on a glissé à 2017, et à l’ «horizon 2020». L’horizon s’est dégagé un peu avec l’annonce du Premier Ministre, mardi. Depuis le Capitole, Pierre Cohen affirme: «Le calendrier sera tenu, la LGV arrivera en 2022-2025». Les Verts doutent de la réalité financière et évoquent «un temps plus long», sans précision. à droite, on est beaucoup plus sceptique et on évoque une réalisation «avant 2030», au mieux. C’est à croire que les investissements d’importance comme la LGV ont un rythme propre, un «train de sénateur» pour arriver dans la Ville rose, plus propice aux liaisons aériennes directes avec Paris. Une chose est sûre, la grande vitesse entre la capitale et Bordeaux sera effective en 2017, ce qui mettra Toulouse à 4 heures de Paris. En attendant les 3 heures, en 2022, 25 ou 30. Le principal est qu’elle arrive enfin, non ?

Philippe Emery

Tag(s) : #bordeaux, #toulouse, #dans les médias, #LGV, #POLT

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