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La République des Pyrénées ajoute son grain de sel sur le dossier LGV en faisant miroiter qu’au nom du fret la LGV Bordeaux-Dax pourrait être un compromis acceptable pour le gouvernement. Et Pau et Orthez seraient ainsi plus prêt de Bordeaux ! Cet article a un seul mérite : il confirme : ce que nous avons annoncé voici quinze jours à savoir que l’enquête d’utilité publique est une nouvelle fois repoussée. Pour le reste, il s’agit toujours d’enfumer le lecteur en ne parlant pas du sujet qui fâche : le coût ! Attention, répétons ici que le prix n’est qu’un élément pour justifier le refus du GPSO. La question de fond reste entière : la LGV est en fait inutile donc même si l’argent coulait à flot, il y aurait mieux à faire ! Par exemple relancer le ferroutage que le tout LGV a abandonné depuis des décennies. JP Damaggio

La LGV vers le 64 pourrait être relancée grâce au ferroutage

Par Éric Normand Publié le 21/09/2013

En France, le ferroutage existe depuis 5 ans entre le Luxembourg et Perpignan. En l'instaurant entre Lille et Bayonne, l'État aurait besoin de libérer des sillons sur l'actuelle voie, ce qui plaide pour la réalisation d'un tronçon entre Bordeaux et Dax. Bien qu'annoncé comme non-prioritaire par le gouvernement en juillet, le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Hendaye bougerait encore. Du moins une de ses sections.

C'est en tout cas ce qu'il faut comprendre à l'aune des fraîches déclarations du préfet de région. Michel Delpuech a évoqué, jeudi, la possibilité de voir réaliser au moins le tronçon allant de Bordeaux à Dax, concomitamment à l'aménagement de la ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse.

Devant la presse bordelaise, le préfet a pointé que "le gouvernement travaille à Bordeaux-Dax". Le même jour à Agen, Michel Delpuech, cité par nos confrères de La Dépêche du Midi, a laissé entendre que l'enquête publique pourrait s'intéresser, en même temps que Bordeaux-Toulouse, à Bordeaux-Dax. Sachant que ladite enquête est prévue mi-2014 et que le préfet de région doit prochainement recevoir la feuille de route de la part du gouvernement.

Une autoroute ferroviaire entre Lille et Bayonne

Confirmation à Réseau ferré de France Aquitaine (RFF) par le directeur des études Frédéric Peirière. "Nous aussi sommes en attente des consignes du gouvernement. Et rappelez-vous que la commission Mobilité 21 (qui a hiérarchisé les projets d'infrastructures pour le gouvernement) n'a pas exclu que des bouts de tronçons soient réalisés au Sud de Bordeaux !"

De quoi donc mieux saisir des déclarations préfectorales qui s'inscrivent aussi dans le prolongement des récentes annonces gouvernementales. Mercredi, le ministre des transports Frédéric Cuvillier a dévoilé la création de deux autoroutes ferroviaires : l'une entre Calais et les Pyrénées-Orientales, l'autre entre Lille et Bayonne. Elles rejoindront sur la carte du réseau national, celles qui existent déjà, à savoir Luxembourg-Perpignan et l'autoroute des Alpes.

Ces autoroutes ferroviaires sont en fait de longs convois dédiés au ferroutage, avec camions transférés des routes pour être hissés sur les wagons. Pour l'axe Lille-Bayonne, qui sera mis en service en 2016, le gouvernement annonce "la circulation de trains longs de plus de 1000 mètres." Le terminal a été prévu à Tarnos, sur la rive droite du Port de Bayonne. L'investissement est chiffré à 400 millions d'euros. "L'autoroute ferroviaire atlantique permettra de reporter vers le rail plus de 85 000 poids lourds, soit 7 % du trafic sur cet axe", indique le ministère des transports.

Reste que pour séduire les transporteurs comme leurs clients, la compagnie Lorry Rail, filiale de la SNCF et qui est l'opérateur retenu, doit assurer fiabilité et régularité à ses rames. D'où, ce que relève aussi RFF qui insiste sur "le gros potentiel de développement entre France et Espagne", l'intérêt de réaliser la LGV Bordeaux-Dax. La nouvelle voie accueillerait les TGV et permettrait de libérer des sillons de l'actuelle voie pour accueillir le ferroutage.

A 1h20 de Bordeaux

Rappelons de plus qu'après la douche froide gouvernementale du début de l'été, différents acteurs influents comme le président du conseil régional Alain Rousset, les élus landais ou la Fédération des usagers du rail, ont mis la pression pour obtenir au moins le tronçon entre Bordeaux et Dax. Une réalisation qui mettrait les deux gares TGV du Béarn à 1 h 20 (Orthez) ou 1 h 40 (Pau) de Bordeaux.

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