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Voici les deux articles du jour sur la LGV. Un maire qui dit ses quatre vérités à RFF et RFF qui répond par ses quatre mensonges. On attend… on attend. JPD

Le sort de la LGV se décidera en haut lieu

Jean-Pierre Baillé, maire de Grignols, ne croit plus à la réalisation de la LGV. Mais RFF affirme avoir bouclé son dossier en vue d’une enquête publique.

«Si vous voulez mon avis, il ne se passera rien. Vous n’avez donc pas fini de croiser les libellules et les papillons. Moi, j’ai un sérieux doute. Et d’ailleurs, ce soir, vous pouvez prononcer l’oraison funèbre de la future LGV. » Mercredi soir, Jean-Pierre Baillé a voulu forcer le trait, pour dire qu’il ne donnait guère de chance de voir un jour sortir de terre le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest.

De cette manière, le maire de Grignols et président de la communauté de communes de Captieux-Grignols cherchait ostensiblement à recueillir de précieux aveux de la part des représentants de Réseau Ferré de France présents à Lerm-et-Musset, pour un débat ouvert avec les maires du secteur.

Blocage

La démonstration de nature à créer la surprise, aura probablement laissé perplexe plus d’un observateur. En tout cas, Jean-Pierre Baillé croit bon de rappeler qu’il ne s’est jamais opposé à l’arrivée de la LGV.

Aujourd’hui, plus d’une raison le conduisent à penser que le projet est bien enterré. Il fait référence à cette lettre des grands élus d’Aquitaine adressée au Premier ministre. Ensuite, il y a ce rapport du Sénat dans lequel la Cour des comptes préconise de donner la priorité aux investissements de maintenance plutôt qu’aux projets de développement. Enfin et surtout et tout le monde en convient, l’autorité environnementale n’a toujours pas validé le projet. Est-ce à dire que le gouvernement se résoudra à laisser tomber ?

Prudence

RFF ne peut se risquer à un quelconque pronostic : « Nous sommes prêts à lancer la procédure d’enquête publique, d’ici la fin de l’année », affirme Rodolphe Foucaud, chargé des études et de la concertation sur la Gironde, qui s’apprête à déposer un dossier de 12 000 pages. Pour le reste, le technicien voit dans GPSO le moyen d’attirer 9 millions de clients supplémentaires et une vraie réponse alternative au tout voiture, en même temps qu’une opportunité de développement économique sur le territoire.

Des projets de ligne sont en cours actuellement entre Paris, Clermont-Ferrand et Lyon, ainsi qu’entre Poitiers et Limoges. Étienne Picher, directeur des études sur l’ensemble du programme GPSO, se refuse à laisser penser que tout va devoir s’arrêter un jour sur les tracés Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne : « Ce serait couper un travail qui a pris des années d’études. » À bon entendeur, salut !

Lot-et-Garonne : La colère grandit chez les anti-LGV

« Si ce que dit l’entourage de Pierre Cohen, maire de Toulouse, est vrai, nous n’allons pas en rester là ! » Remontés, hier soir, les anti-LGV de Lot-et-Garonne après les déclarations des proches du premier magistrat toulousain à la suite de son entretien, dans la journée de mercredi, avec François Hollande. Le président de la République aurait été assez rassurant quant à la réalisation du segment Bordeaux-Toulouse, constatant que « la quatrième ville de France ne saurait rester à l’écart de la grande vitesse », déclaration reprise par l’AFP. Ce qui confirmerait en fait tout ce qui se dit ici ou là depuis plusieurs semaines.

La colère des anti-LGV grandit, car le rapport de la commission Mobilité 21 doit être remis au gouvernement vendredi. « Tout est joué d’avance, alors. Certes, le rapport va peut-être un peu moduler l’espoir du maire de Toulouse, car, en matière d’argent public, la France n’est pas au mieux », comptent les anti-LGV. Lesquels assurent « avoir la rage, être déçus par les élus, qui sont avant tout des politiques » : « Il y a des enjeux beaucoup plus importants que la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse, surtout en période de crise. Les Espagnols l’ont bien compris. Ils ont abandonné leur projet. »

Ils reprennent alors les propos de Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, à savoir que « tous les tracés LGV rentables ont été construits »

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