La note de Bercy qui a adroitement fuité pour indiquer que le gouvernement ne voulait plus payer pour la LGV suscite des réactions fortes des grands élus, preuve que le danger est bien réel. Donc Baylet monte au créneau. "Le tronçon de ligne Pau-Bordeaux" ? Mais non c'est Dax-Bordeaux ! "le Grand Montauban, à majorité de droite" Et oui, il ne peut pas dire de droite puisque des amis à lui siègent au bureau ! La caractéristique du propos est claire : pas un mot sur les montants financiers qui pourtant sont au coeur de la polémique. Si bien que l'Etat envisage le retour au PPP comme pour Tours-Bordeaux qui suscite pourtant la colère des grands élus et de la SNCF ! JPD
La Dépêche, Publié le 27/06/2025 Pierre-Jean Pyrda
Lors de la séance du budget supplémentaire au conseil départemental de Tarn-et-Garonne, jeudi 26 juin 2025 à Montauban, Jean-Michel Baylet est monté au créneau pour défendre le projet de la ligne à grande vitesse Toulouse-Bordeaux.
"Il faut que nous soyions d’une fermeté absolue sur la LGV Toulouse-Bordeaux." Jean-Michel Baylet est monté au créneau, ce jeudi 26 juin 2025 à Montauban lors de l’assemblée plénière du conseil départemental, au moment où Marie-Claude Nègre, 1ère vice-présidente du Département, présentait une délibération sur le syndicat des mobilités du Tarn-et-Garonne.
Créé en septembre 2024, ce syndicat mixte, dont le Département de Tarn-et-Garonne est adhérent avec le Grand Montauban, a pour objet de réaliser les études nécessaires pour faciliter l’accès des usagers à la future gare LGV de Bressols, qui devrait entrer en service en 2032 à 5 kilomètres au sud de Montauban.
Une note de Bercy, qui a fuité dans la presse, laisse à penser que le gouvernement voudrait remettre en cause le projet de la LGV Toulouse-Bordeaux. "Entendre la ministre des Comptes publics dire que ça pourrait être remis en cause, ce n’est quand même pas rien. Ces attitudes-là sont proprement scandaleuses car on a accepté de payer pour le tronçon de ligne Pau-Bordeaux. On a déjà eu l’histoire de l’A 69 entre Toulouse et Castres, on ne va pas recommencer avec cette LGV qui est absolument indispensable à l’économie de notre région et de notre département. On est déjà les derniers à avoir obtenu le bouclage de l’autoroute entre Castelsarrasin et Agen", rappelle M. Baylet.
Et l’élu d’exhorter ses collègues de l’assemblée départementale : "Il faut qu’on soit les fers de lance du combat pour la ligne à grande vitesse".
En Tarn-et-Garonne, le syndicat des mobilités a mis de côté les chamailleries politiques. Le conseil départemental, tenu par la gauche et le Grand Montauban, à majorité de droite sont à l’unisson sur ce dossier. La délibération votée ce jeudi 26 juin 2025 pose un principe simple, dans le cadre d’une convention de mise à disposition de services : pour le fonctionnement du syndicat et afin de préserver les finances publiques, il a été décidé d’éviter de doubler les services quand ceux du Département de Tarn-et-Garonne ou de la communauté d’agglomération du Grand Montauban disposent des moyens nécessaires aux besoins du syndicat des mobilités pour la réalisation de travaux ponctuels ou partiels."
Les recours sont encore très nombreux et hier un a été traité par le TA de Toulouse, celui de 81 élus d'Aquitaine qui démontrent l'illégalité du plan de financement qui par ailleurs vient d'être remis en cause par l'Etat. JPD
Rue 89
Le tribunal administratif de Toulouse a décrété illégale une autoroute A69 à moitié construite, avant d’être déjugé en appel. Va-t-il invalider le plan de financement du grand projet ferroviaire du Sud Ouest (GPSO, les lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse-Dax), et mettre fin à des travaux tout juste commencés (pour les aménagements au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse) ? C’est l’enjeu de l’audience qui se déroulera ce vendredi 27 juin, dans l’après midi. Trois ans après les dépôts des recours de 81 élus de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie, ainsi que de dizaines d’associations et de particuliers anti-LGV, les juges devront trancher de la légalité du montage financier du projet. Selon les requérants, les élus locaux ont été trompés par la présentation de ce dernier, estimé à 14 milliards d’euros, dont 5,6 milliards d’euros à la charge des 24 collectivités locales partenaires.
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