Il n'y a pas que la LGV du Sud-Ouest en perspective. Il y a aussi Montpellier-Perpignan prévu en deux phases et Jean Castex est venu à Montpellier pour rappeler qu'il est là en futur patron de la SNCF. Sa déclaration a deux mérites : elle confirme que l'Etat a du mal à payer et que si l'Europe peut financer pour Montpellier-Perpignan (vu le lien entre deux pays) ce n'est pas le cas pour Bordeaux-Toulouse. A quel titre a-t-il été invité au Congrès des Maires ? Pour la joie de Delga-Rousset ? Nous allons le surveiller comme un train passant une barrière. J-P Damaggio
Publié le samedi 11 octobre 2025 à 20:09
Jean Castex, invité du congrès des maires des Pyrénées-Orientales, assure vouloir respecter les engagements pris pour la LGV Montpellier–Perpignan et suivre de près, s'il prend la tête de la SNCF, ce projet qui dure depuis des années pour désenclaver les Pyrénées-Orientales.
Au congrès des maires des Pyrénées-Orientales, Jean Castex était l'invité d'honneur. L'ancien Premier ministre et ex-maire de Prades, aujourd'hui candidat proposé par Emmanuel Macron à la tête de la SNCF, a été interrogé sur un dossier très attendu dans la région : la ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier–Perpignan.
Projet indispensable pour désenclaver Perpignan
Un projet qui dure depuis des années, pour faire 150 kilomètres de rails et désenclaver Perpignan. Déjà en 2020, le maire de Perpignan, Louis Aliot, avait demandé un engagement clair à Jean Castex, alors Premier ministre. Cinq ans plus tard, c'est Jean-Paul Billès, le maire de Pézilla-la-Rivière, qui a redemandé des explications.
Face aux inquiétudes des élus, Jean Castex a tenu à rappeler son action passée : accélération de la déclaration d'utilité publique, signature du protocole de financement de la première phase, création de la société de projet. Mais le processus est, selon lui, ralenti par les discussions sur le tracé : « On commence à discuter des premières acquisitions foncières et qu'est ce qui se passe? Tout le monde n'est pas d'accord avec le tracé ! C'est le fameux 'Oui pour le TGV ! mais pas chez nous'. »
Des financements à surveiller de près
Autre point important de ce projet : son financement. « Il va falloir être extrêmement vigilant parce que ce qui est menacé dans ces financements, c'est la part Etat. En revanche, le Montpellier-Perpignan a un atout que n'a pas le Bordeaux-Toulouse, c'est le financement européen, à hauteur de 20%, et je pense que l'Europe sera au rendez vous. », a-t-il précisé.
Depuis la tribune, à Saint-Paul-de-Fenouillet, Jean Castex a donc affiché un message clair aux nombreux élus présents : les engagements doivent être respectés, les travaux doivent avancer. « L'ennui de la France, c'est de s'être mis dans le dilemme de faire soit du TGV , soit du train de proximité, mais il faut évidemment faire les deux. Il faut se donner les moyens de faire le plus possible parce qu'on en a besoin. Evidemment je serai maintenant un petit peu mieux placé pour agir, pour suivre ce dossier, pour que les engagements pris soient tenus. »
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