La Dépêche reprend avec retard, par rapport à Sud Ouest, le rapport Federico Antoniazzi que j'ai déjà évoqué. Les lignes existantes sont détériorées et l'exemple le plus parlant car le plus ancien est la ligne POLT dont le Capitole a fait la gloire. Ne disons rien de la ligne Bordeaux-Lyon qui fait qu'à présent en train il faut passer par Paris pour faire cette distance. Dire et répéter la ligne est saturée sans dire le nombre de train qui passe c'est prôner l'ignorance et quant au fret TOUT LE LONDE sait que depuis le développement LGV il est en dégringolade. Quand aurons-nous un face à face réel entre les deux camps ? J-P Damaggio.
La Dépeche 22 janvier Rénover la fausse bonne idée des opposants
Un rapport vient d’enterrer définitivement l’idée de rénover le réseau existant pour relier Toulouse à Paris plutôt que de construire une ligne nouvelle à grande vitesse. Défendue par les opposants, cette hypothèse technique ne réunit pas les conditions suffisantes pour obtenir le même gain qu’avec la LGV. C’est un second revers en moins d’un mois que les opposants se voient infliger.
Déboutés par la justice
En effet, le 29 décembre dernier, ils avaient à nouveau été déboutés par la justice administrative sur le chantier du nœud ferroviaire du nord toulousain dit AFNT.Ils contestaient alors sur le fond la validité de l’autorisation environnementale délivrée par le préfet de Haute-Garonne en février 2024. Les juges ont confirmé la légalité et les travaux peuvent donc se poursuivre. Début janvier, c’est un nouveau rapport commandé par la société de financement du Grand Projet Sud-Ouest (GPSO) qui apporte une conclusion définitive "sans idéologie".
Un gain de temps moindre en cas de réaménagement
Le chercheur Federico Antoniazzi, ingénieur ferroviaire et directeur du Mastère spécialisé systèmes de transports ferroviaires et urbains de l’école des Ponts et chaussées a démontré que, sans la création de ligne nouvelle, il était impossible à la fois d’augmenter les trains du quotidien et le fret et de faire circuler des trains à grande vitesse à cause d’un effet entonnoir en raison du manque de voies. L’expert pointe aussi une performance moindre sur le gain de temps en cas d’aménagement de la ligne existante.
Dans cette hypothèse, les passagers ne gagneraient que 27 minutes entre Toulouse et Bordeaux contre une heure (57 minutes exactement) pour la LGV. Pire : le ratio argent dépensé – temps gagné est défavorable au scénario de la rénovation. La ligne nouvelle sud-ouest coûtera 5,8 milliards contre 4,4 milliards pour la rénovation. Écologiquement, une rénovation ne serait pas exempte de consommation d’espaces naturels en raison de l’obligation de construction de ponts et passages à niveau. Gil Bousquet
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