Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Castex-Moudenc
Publicité

Moudenc le mieux placé pour défendre la LGV ? Amusant ! J-P Damaggio

Actu Toulouse

Interview LGV Bordeaux-Toulouse : qu'a dit Jean Castex, désormais PDG de la SNCF, à Jean-Luc Moudenc ? Par Guillaume Laurens Publié le 24 févr. 2026 à 20h02

Ce mardi 24 février 2026, Jean-Luc Moudenc était à Paris pour rencontrer Jean Castex, le président de la SNCF. Avant de prendre les commandes de l’entreprise ferroviaire, l’ancien Premier ministre avait été celui qui, en 2022, avait relancé le projet de la LGV Bordeaux-Toulouse, qui était à l’arrêt depuis des décennies. Objectif de ce rendez-vous, près de quatre ans plus tard ? Plaider la cause de ce chantier qui, faute de financement, pourrait à nouveau dérailler… alors même que les contribuables ont déjà commencé à payer. Candidat à sa succession dans moins d’un mois, le maire de la future 3e ville de France précise les contours de cette entrevue à Actu Toulouse.

Actu : Quel était le sens de ce rendez-vous avec Jean Castex ?

Jean-Luc Moudenc : Avec Jean Castex, on se connaît depuis longtemps et on a l’habitude de se parler. J'ai souhaité pouvoir discuter avec lui du projet, compte tenu des polémiques récentes sur son financement. Je lui ai dit mon attachement à la parole de l’État. On ne peut pas nier les difficultés financières qu'il traverse, mais nos collectivités locales attendent de l'État qu'il tienne ses engagements, avec des avancées rapides.

Et que vous a dit Jean Castex ?

J.-L.M. : Jean Castex reste bien évidemment favorable au projet. Il est très motivé, mais sa position a changé : il est passé de l’autre côté de la barrière et n'est plus décideur. Ce n’est pas le président de la SNCF qui décide des financements de l’État.

Mais comme Premier ministre, Jean Castex a joué un rôle majeur dans l’avancement du dossier et surtout le financement de l’État, qui n'était pas gagné d'avance. Il s'était démené pour que l’État prenne en charge 40 % du financement, contre 40 % aux collectivités locales et 20 % à l’Europe. C'est lui qui avait bâti ce scénario pour tenir compte des réticences traditionnellement exprimées à Bercy.

Donc aujourd'hui, je n’imagine pas un instant que l'État prenne des décisions sans recueillir son avis : d'une part, parce qu'il est le président de la SNCF, et de l'autre, parce qu'il reste le Premier ministre qui a engagé la parole de l’État sur ce dossier, et permis de donner le top départ à ce grand chantier que l'on attendait depuis des décennies.

Et maintenant que va-t-il se passer ? Faut-il s'attendre à voir un ministre venir jouer les Père Noël avant les Municipales ?

J.-L.M. : Rien ne va se passer avant plusieurs mois. Jean Castex m'a indiqué qu'il y aurait une réponse de l’État avant l’été pour confirmer son engagement financier. Philippe Tabarot me l’a aussi affirmé : l’État statuera après l’avis du COI (Conseil d'orientation des infrastructures, NDLR) qui doit se prononcer en avril, après les Municipales.

Pendant ce temps-là, le chantier continue. Cela fait plus de deux ans qu’il a commencé pour les Aménagements ferroviaires au nord de Toulouse et plusieurs mois pour ceux du sud de Bordeaux. Tous deux sont en cours, mais l'enjeu est de s'assurer d'une solution sûre pour ce qui concerne la nouvelle ligne qui reliera les deux métropoles.

Qu'est-ce qui peut changer la donne, selon vous ?

J.-L.M. : Les élections municipales dans les quatre villes concernées par la desserte seront une étape clé. Le vote des Toulousains, des Bordelais, des Montalbanais et des Agenais sera déterminant. L’État va regarder les résultats de près, scruter si les élus locaux restent totalement motivés. S’ils venaient à se diviser sur ce sujet, l’État risquerait d’en prendre prétexte pour tout annuler… C’était donc important que d'ici là, on sache que les élus locaux sont enthousiastes, et que je porte la seule liste (des trois données en tête pour le prochain scrutin à Toulouse, NDLR) où 100 % des membres sont favorables à la LGV.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :