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Comme c’est étrange : chacun dans sa sphère démonte les arguments de RFF mais au total… est d’accord avec RFF ! « Elle apporterait une activité économique sur la rive gauche » lit-on, mais laquelle ? Et quant à l'autre extrait d'article c'est un représentat du BTP qui confirme que le chantier LGv se fait sans les entreprises BTP du secteur ! JPD

Sud-Ouest Publié le 09/05/2013 à 06h00

Dans l’attente de mesures concrètes

Bernard Doumenc dirige la société de transports DTS depuis plus de trente ans. Il porte un regard sur le projet de construction de la Ligne à grande vitesse (LGV) en rapport avec la soi-disant accession au ferroutage.

« Sud Ouest ». Un argument permettant le développement du ferroutage a été avancé pour appuyer la construction de la future LGV, quel est votre sentiment ?

Bernard Doumenc. Il faut savoir, que le développement du ferroutage fait l’objet de discussions depuis plus de vingt ans. J’attends, en tant qu’organisateur de transports, de voir ce qui sortira de concret dans le projet ferroviaire. Je ne suis pas contre, moins de camions sur les routes serait une très bonne chose, mais c’est une utopie.

Alors pourquoi concrètement ce ferroutage ne se développe pas ?

La SNCF est le premier transporteur routier de France. Ce phénomène explique en partie que le rail ne veut pas se concurrencer. Les nouvelles lois ne donnent pas d’avantages au niveau du tonnage transporté par le rail. La SNCF favorise, c’est son choix, le transport voyageurs plutôt que le transport marchandises.

Alors vous seriez contre la LGV ?

Non, même si je pense que la LGV profitera plus à Toulouse qu’à Agen. Sans être une priorité pour l’Agenais, elle pourrait être un progrès et apporterait une activité économique sur la rive gauche. Le développement des infrastructures sera primordial pour qu’Agen développe son activité industrielle. Le futur pont de Camélat, véritable ouverture pour l’axe du Villeneuvois, dégorgera les autres axes, c’est primordial pour l’agglomération.

Dans un autre article le même jour pour la partie Charente-Maritimes le représentant des entreprises de BTP n’est pas content et s'adresse à la préfète :

« Privés de LGV

L’autre « regret » exprimé par les professionnels du BTP est l’absence des entreprises du Poitou-Charentes dans le chantier de la ligne à grande vitesse (LGV).

« La sous-traitance en génie civil annoncée n’est en fait que de l’achat de matériel. Les entreprises de la région ne sont pas impliquées dans les travaux », souligne Michel Sabouraud. »

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