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 Menace de faillite sur Bordeaux-Tours

Après d'autres France3-régions se fait l'écho des menaces que LISEA exerce sur le gouvernement pour qu'il les exerce sur la SNCF afin d'éviter la faillite du projet de LGV Bordeaux-Tours ! Et pourtant il faudrait continuer sur la même pente glissante !

Face à de tels enjeux les négociateurs vont négocier et trouveront des rustines à placer sur le malade mais quand le mal est dans le fruit, la menace de faillite restera au rendez-vous. Quand est-il d'ailleurs de la faillite sur Perpignan-Figueres ? L'émission de France 3, Pièces à conviction, avait déjà évoqué le problème aussi regardons le prochain épisode avec Lyon-Turin, le 4 novembre. Même si l'émission est tard le soir. J-P Damaggio 

 

 

Un courrier pour demander l'aide de l'Etat

Dans son courrier du 8 octobre adressé au gouvernement, Laurent Cavrois, le président du consortium Lisea chargé de l’exploitation de la LGV, lance un véritable appel à l'aide. Selon le magazine Challenges, la société exploitante assure que

sans intervention de l’Etat, la société Lisea sera très prochainement en situation de défaut vis-à-vis de ses prêteurs

Dans cette lettre Laurent Cavrois ne lésine pas sur les termes, il évoque la "cessation de paiement" et un "scénario catastrophe". Il évoque le risque que les banques se montrent hostiles à un "nouveau tirage sur la dette, pourtant nécessaire dès la fin du mois d’octobre pour assurer le paiement à bonne date du constructeur".

L'engagement de la SNCF est mis en cause​

Il y aurait donc un déséquilibre financier entre le coût de fonctionnement de la ligne à grande vitesse qui doit relier Bordeaux à Paris en 2H05 à partir de 2017 et le nombre d'allers-retours quotidiens proposés par la SNCF. Pour chaque aller-retour, Lisea, l'exploitant fait payer un "péage" à la compagnie ferroviaire.

Le nombre de trains proposé par la SNCF sur cette future ligne, à savoir 15 par jours ne permettraient pas de couvrir les frais de fonctionnement.

Une négociation bras de fer

La société exploitante Liséa réclame l'arbitrage de l'Etat. Pour atteindre l'équilibre financier, la SNCF devrait porter son trafic à 19 allers-retours quotidien. Laurent Cavrois attend donc que le gouvernement fasse pression sur la SNCF.

La compagnie ferroviaire rechigne à augmenter son trafic sur cette ligne Paris-Bordeaux de peur de ne pas remplir ses trains. De plus, le tarif du péage serait 2,5 fois plus élevé que sur la ligne entre Paris et Lyon qui compte 22 allers-retours par jour.

Alain Rousset, Alain Juppé qui militent pour une véritable "navette" entre Bordeaux et Paris ou encore Jean-Pierre Raffarin, les responsables politique vont devoir poursuivre leur mobilisation en cette période de grande négociation à quelques mois de la fin des travaux.

Tag(s) : #bordeaux, #tours, #LGV

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