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Zone logistique de Montbartier : le massacre

 

Nous reprenons ici, avec grand intérêt cet article des Nouvelles du Tarn et Garonne de ce début janvier. La défense des terres agricoles est un des éléments du combat contre le projet de LGV or il se trouve, ce que ne dit pas l'article, que la zone logistique a été conçue pour la future gare LGV. Mais Jean-Michel Baylet a été battu par Mme Barèges et la gare sera sur la commune de Bressols d'où le projet de ZAD de 650 hectares sur le Grand Montauban !

De la zone logistique il reste à présent environ 18 hectares (10 pour l'infrastructure et 8 pour une usine de maintenance) qui pourraient servir pour la LGV si elle se fait. Notons une différence entre le Conseil général et le Grand Montauban. J-M Baylet ayant voulu être en pointe a installé la zone, tandis que pour Montauban, elle est différée jusqu'au jour où le projet sera clairement décidé.

Cette modification (l'absence de la gare TGV) devrait être un argument pour laisser la famille Calvo continuer de faire son travail. Depuis la mise en place de la base, elle est surtout vide ! Et ce n'est pas l'installation d'un parking pour covoiturage à Campsas qui va beaucoup changer les choses !

Il faudrait qu'on soit nombreux pour manifester notre solidarité avec une cause si juste !

A Agen nous le savons le problème est le même et étrangement la victime Joseph Bonotto rime avec Calvo ! Ceux qui étaient au débat de l'EUP à Bressols (et la famille Calvo était représentée) ont pu entendre le coup de colère de l'ami Bonotto en faveur de la défense des terres, face à des autorités qui n'ont à la bouche que le mot compensation ! Tout comme le coup de gueule des vignerons de Fronton ! Certains ne comprennent pas qu'un projet agricole représente des années d'efforts !

Malgré ces observations, je salue la publication de cet article. S'il pouvait susciter des réactions… en particulier du côté des syndicats agricoles !

Jean-Paul Damaggio

P.S. : Précisons que cette zone logistique est un des chef d'œuvre de Jean-Michel Baylet !

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Sauvegarder l'agriculture paysanne productive au service de tous

 

Leur production de salade est visible le long de l'autoroute , dès que l'on prend l'échangeur de Bressols en direction de Toulouse. Gérard Calvo (notre photo pratique) le maraîchage et plus particulièrement la production de salade, laitue, batavia et feuille de chênes) sur 25 hectares. Pour rendre leur production de qualité, ils ont investi dans la construction d'un lac qui est alimenté par trois puits et non par les eaux de ruissellement dont la qualité est bien moindre. Grâce à une bonne organisation ils "sortent" un produit frais, tracé, coupé le matin, lavé, conditionné, livré à l'agréable avant dix heures. Une qualité qui leur a permis d'obtenir un référencement national et des contrats avec une grande enseigne de la distribution CASINO. vers qui chaque jour environ 6000 salades quittent l'exploitation. A cela s'ajoute un autre référencement national avec Intermarché. C'est cette production qui fait vire 7 familles qui est menacée par la zone logistique.

Sur les 450 hectares de terres agricoles concernées par la construction de la zone, il reste 150 hectares non cédés. Parmi elles les erres de la famille Calvo. D'autres agriculteurs ou propriétaires de villas et d'autres biens concernés ont vendu de gré ou contraints. Mais les Calvo sont attachés à beaucoup de choses. D'abord à la préservation des terres agricoles que l'on ne cesse de sacrifier. Ainsi au niveau du pays, c'est l'équivalent d'un département qui disparait en terres agricoles tous les 8 ans. Ensuite, il a leur entreprise agricole Comment renoncer a une telle production de qualité. viable économiquement, qui développe l'emploi local et qui a demandé une vie de travail ? Enfin. il y a la volonté et l'exigence des fils Calvo de rester agriculteurs.

Les Calvo continuent donc de se battre et refusent l'expropriation.

D'autant que la proposition qui leur est faite ne leur permettrait pas de s'installer ailleurs et de produire dans les mêmes conditions de qualité et de proximité. De plus, la perte du marché actuel obligerait ta famille à cesser son activité maraîchère qui ne pourra se reconstruire avant un délai de plusieurs années.

Reste enfin qu'a aucun moment. pour la construction de cette zone logistique n'a été pris en en compte l'impact humain, ni le devenir de l'agriculture, y compris locale. Or. en continuant sur la voie de la destruction des terres agricoles, c'est la souveraineté alimentaire de notre pays que l'on menace.

André GREDER

 

 

Tag(s) : #zone logistique montbartier

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