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Voilà l'opinion du site de Marc Fressoz qui indique avoir déjà soulevé la question en mars 2014 mais le lien ne renvoie à aucun article. JPD

TER trop larges, la polémique enfle

L'affaire des TER trop larges par rapport aux quais de certaines gares, enfle de plus en plus. Le gouvernement demande à la SNCF et à RFF une enquête interne pour identifier les responsabilités. Valérie Rabault, rapporteure PS du budget à l'Assemblée Nationale, estime que Guillaume Pépy doit démissionner. RFF assure que les Régions n'auront rien à payer.

C'est un "Pan sur le bec" qui a déclenché un tsunami de réactions. L'article du Canard enchainé du 21 mai 2014 révélant que les nouvelles rames Bombardier et Alstom, plus larges que les précédentes, vont nécessiter "un rabotage" de 1300 des 8700 quais, pour un coût estimé à 50 millions d'euros, a été relayé et parfois amplifié par toute la presse. Un emballement médiatique qui a entrainé un emballement politique. Pourtant le sujet était connu depuis plusieurs mois, comme l'écrivait mobilicités en mars 2014. Seule nouveauté, le coût de ces adaptations, certes élevé, mais qu'il faut ramener aux 4 milliards d'euros que RFF et SNCF dépensent chaque année pour maintenir et moderniser le réseau français.

Coté politiques, les premiers à réagir ont été les régions qui, on les comprend, ne veulent pas être les dindons de la farce. Pas question que les régions payent" n'a cessé de répéter toute la matinée Alain Rousset président de l'Association des Régions de France (ARF). Il a été entendu puisque Jacques Rapoport, président de RFF lui a adressé un message pour l'assurer que RFF "prendrait sur ses ressources propres " pour financer ces adaptations.

Qui est responsable ?

Frédéric Cuvillier, secrétaire d'Etat aux transport, a adressé une lettre à Jacques Rapoport et Guillaume Pépy pour qu'ils diligentent une enquête interne afin "d'identifier la façon dont les choses sont décidées". Les deux entreprises ont indiqué dans un communiqué qu'elles remettraient leur rapport au ministre lundi 26 mai.

Cette affaire intervient un mois avant l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi de réforme ferroviaire qui prévoit que l'opérateur SNCF et le gestionnaire d'infrastructure RFF restent deux entités indépendantes mais chapeautés par une société mère.

L'occasion pour les syndicats de cheminots CGT et FO de rappeler leur hostilité à ce projet de loi. Pour la CGT "cette histoire pourrait relever du vaudeville si elle n'était la conséquence de la séparation entre la SNCF et RFF de 1997". Pour ce syndicat qui va manifester jeudi 22 mai avec l'Unsa, Sud rail et FO, contre le projet gouvernemental, il faut "une réforme qui permette une réelle réunification de la SNCF et de RFF au sein d'une même entreprise."

Tous les ténors politiques ont également réagi à cette affaire "proprement hallucinante" pour le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, "kafakaïenne" pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, "consternante" pour la ministre de l'écologie, Ségolène Royal….

De son côté la rapporteure PS du budget à l'assemblée nationale Valérie Rabault estime que Guillaume Pépy doit démissionner parce que "50 millions d'euros, c'est beaucoup d'argent et on est la risée de la presse internationale."

Robert Viennet (avec AFP)

Tag(s) : #médias, #ter

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