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La ministre resterait dans le flou ?

De la rencontre Delga-Borne nous avons le compte-rendu de Carole Delga. Donc nous aurions de plus en plus de déclarations ministérielles remettant en cause le système LGV et une ministre qui non seulement confirmerait Bordeaux-Toulouse (et donc Bordeaux-Dax) mais aussi Perpignan-Montpellier.

Observons cependant deux choses concrètes : la LGV oui mais sans date, et le financement oui mais sans précisions nouvelles. Voici l'entretien publié sur France bleu. Quant au lien entre les bouchons sur la rocade de Toulouse et la LGV c'est assez audacieux ! J-P Damaggio

 

DOSSIER : LGV Paris-Bordeaux

Carole Delga : "La ministre des Transports a reconnu la nécessité de la LGV entre Toulouse et Bordeaux"

Par Bénédicte Dupont, France Bleu Hérault, France Bleu Roussillon, France Bleu Toulouse et France Bleu

Mercredi 2 août 2017 à 0:30

La LGV Paris-Bordeaux a été inaugurée début juillet, elle permet de relier la capitale à Toulouse en 4h20 . Si Toulouse obtient la LGV, cette durée sera réduite à 3h10.

Carole Delga rencontrait en tête-à-tête à Paris ce mardi 1er août la ministre des transports, Elisabeth Borne. La présidente de la Région Occitanie en est sortie confiante, le projet de LGV entre Toulouse et Bordeaux n'est pas enterré, loin de là. Entretien.

 

À l'instar d'autres présidents de région, la ministre recevait ce 1er août en tête-à-tête Carole Delga, pour évoquer l'ensemble des transports en Occitanie, dont bien sûr l'épineux dossier de la LGV entre Toulouse et Bordeaux. La ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux, inaugurée début juillet, met Toulouse à environ 4h20 de Paris. La liaison LGV Bordeaux-Toulouse réduirait le parcours à un peu plus de trois heures. Dossier mis en sommeil, il y a dix jours, la ministre des transports Elisabeth Borne parlait encore d'une "pause pour réfléchir" car il est plus important selon elle de s'occuper des 5.300 kilomètres de lignes où il y a des ralentissements par manque d'entretien. En 2018, une loi d'orientation sur les mobilités dira quels sont les grands projets qui seront retenus. Après son entretien avec la ministre, Carole Delga se montre désormais confiante.

 

INTERVIEW COMPLÈTE de CAROLE DELGA par Bénédicte Dupont (9'')

 

Bénédicte Dupont : Vous venez de vous entretenir avec la ministre des Transports pour parler, entre autres, du dossier LGV. Qu'en est-il ressorti ?

 

Carole Delga : "La ministre a pris pleinement conscience de la particularité de l’Occitanie : nous sommes la région qui connait la plus forte croissance démographique d'où la nécessité des transports collectifs. Nous souffrons aussi d'une saturation sur les routes, des bouchons, je le lui ai démontré. Enfin, je lui ai dit que notre région a besoin des LGV pour améliorer les trains du quotidien. Les deux offres, LGV et trains du quotidien, sont complémentaires chez nous. La ministre a reconnu la nécessité de la LGV et nous sommes rentrées dans la question du financement et du portage juridique. C'était un échange constructif, la ministre était ouverte.

 

La LGV Toulouse-Bordeaux fera donc partie des dossiers ferroviaires prioritaires l'an prochain ? Avez-vous reçu des garanties ?

 

C'est le dossier qui va être vraiment étudié de façon approfondi. J'ai senti une ministre à l'écoute, qui ne balayait pas d'un revers de la main pour des questions budgétaires. La ligne LGV Tours-Bordeaux ne sera rentable que si il y a le bassin de la population de tout l'est de l'Occitanie. Et puis pour créer un RER Toulousain au nord, il faut la LGV. La ministre a saisi la nécessité de cette LGV en terme d'éloignement pour ses 5 millions d'usagers en Occitanie. Et nous allons avoir une nouvelle réunion avec la ministre à Paris dans un mois, avec le président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc, pour parler uniquement des questions de financement de cette LGV.

 

Six à sept milliards d'euros à trouver en effet : quelles pistes avez-vous évoqué tout à l'heure pour le financement ?

 

Toutes les recettes nationales sont étudiées : la TICPE (l'ancienne taxe sur les produits pétroliers), le budget de l'Agence de financement des infrastructures ou encore l'augmentation de la valeur foncière liée toujours à l'arrivée de la LGV. Et puis nous avons évoqué le besoin d'investir dans les lignes actuelles de la Région puisque ces 20 dernières années, l'Etat n'a pas assez investi en Occitanie en la matière.

 

Là-dessus, vous êtes d'accord avec la ministre : il faut moderniser les lignes actuelles. Mais vous, vous dîtes : on peut faire les deux, le LGV et réaménager les axes existants ?

 

Oui, la ministre l'a reconnu : en Occitanie, la LGV est nécessaire pour améliorer les trains du quotidien. Il n'y a pas de choix à faire entre les deux.

 

Le tronçon LGV Montpellier-Perpignan, manquant pour le moment, est donc lui aussi toujours d'actualité ?

 

Oui, il est toujours prévu que l'enquête publique sur la première phase "Montpellier-Béziers" soit soumise dans neuf mois. Là encore nous avons échangé sur la saturation de l'axe ferroviaire entre Montpellier et Béziers et sur la nécessité de mettre plus de trains du quotidiens entre Lunel et Sète. Je parle toujours "des" LGV : Bordeaux-Toulouse et Montpellier Perpignan, ce sont bien deux dossiers prioritaires. L'Etat a su financer 25 milliards d'euros pour 10 millions de Parisiens, je dis qu'il peut trouver les milliards pour nos 5 millions d'habitants qui sont à plus de 4 heures de Paris et des liaisons européennes.

Tag(s) : #médias

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