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Dans une lettre des élu-e-s affilié-e-s à l'ANECR vous faites le point sur la question des transports dans la région.

Je note dès le début cette phrase : "le débat existe concernant la partie entre ces deux extrémités [Sud Bordeaux et Nord Toulouse] entre une ligne nouvelle et le réaménagement de la ligne actuelle... ce n'est pas l'objet de cet article, nous pourrons à l'occasion y revenir."

1-Expulser la question de la LGV au profit de la défense des trains du quotidien est dans votre discours une méthode éprouvée. Or 20 ans d'histoire démontre que le TOUT LGV est l'assassin permanent du train du quotidien.

2-Et pour l'expliquer il faudrait pointer le montant des investissements pour Sud Bordeaux et Nord Toulouse par rapport à la dite LGV ! Pour 1,5 milliard d'un côté il en faut 9 de l'autre !

3-La LGV Bordeaux-Toulouse prend l'eau mais il faut aussi faire Montpellier Perpignan à cause d'un pont et de deux projets inutiles aux gares de Montpellier et Béziers. Encore si on invoquait le réchauffement climatique qui causera lui des effets sur la ligne actuelle !

4-Pourquoi ne pas invoquer le tronçon Toulouse-Narbonne afin d'en ajouter encore et encore sur la grande vitesse !

5- "Concernant les trains du quotidien, l'Etat se moque de nous en faisant ce parallèle." Bien sûr qu'il se moque des Régions qui ont la compétence des trains du quotidien mais pas celle de la grande vitesse, et qui pourtant sont prêtes à mettre des milliards sur la grande vitesse plutôt que sur le train du quotidien !

6- "Sncf Réseau sur ordre de l'Etat se montre peu engagé dans les chantiers de réouverture des six lignes décidées dans le cadre des États généraux du rail et de la mobilité tenus l'année dernière." SNCF réseau travaille toujours sur ordre de l'Etat, y compris la SNCF quand l'Etat décide du nombre de trains à faire circuler sur Tours-Bordeaux ! Nous pouvons être d'accord pour combattre cette politique de l'Etat qui en effet, si elle mettait la pédale douce sur la grande vitesse (rien n'est sûr) n'en déduirait pas forcément d'aider le train du quotidien. Quant aux six lignes à rouvrir, elles furent offertes en période de Noël à ceux qui croient au père Noël ! D'ailleurs où en sont les négociations sur le CPER ?

7-Et enfin puisque pas une fois n'est évoquée la question financière comment défendre des dépenses de la Région pour une ingéniérie financière en quête de financements pour la LGV, dépense que vous avez voté ? Car si on demande à un des plus puissants privés (Ernst and Young) de chercher de l'argent c'est pour aller vers une société de projet qui est l'équivalent financier d'un PPP ! Nous somme d'ailleurs sans nouvelle !

8 -Et dernier point : Pendant les Etats généraux la Région ne devait pas récupérer la gestion de lignes intercités ce qui n'est plus le cas dans des conditions certes temporaires mais réelles.

Pour l'association Alternative LGV Midi-Pyrénées J-P Damaggio

Le texte de Gibelin

La ministre des Transports, le ministre d'Etat et le Président de la République ont multiplié les déclarations annonçant le report des projets de Ligne à Grande Vitesse en l'opposant aux trains du quotidien. Regardons de plus près les réalités.

Concernant Bordeaux-Toulouse, la sortie de Bordeaux et l'entrée dans Toulouse nécessitent des voies nouvelles du fait de la saturation actuelle, le débat existe concernant la partie entre ces deux extrémités entre une ligne nouvelle et le réaménagement de la ligne actuelle... ce n'est pas l'objet de cet article, nous pourrons à l'occasion y revenir. Ce qui demeure, c'est que rester au statu quo poserait de vrais handicap pour le développement du Train du quotidien ... l'accessibilité de la gare de Matabiau ne serait pas solutionné si rien n'est fait.

Concernant Montpellier-Perpignan, la saturation de la ligne, et non des gares au demeurant, impose une ligne nouvelle au risque de laisser la ligne nouvelle en terminus à la gare de La Mogère ce qui en rajoute sur le scandale de cette réalisation, le passage du pont levant de Sète fragilise toute cette partie de ligne, la non arrivée de la LGV en gare de Béziers remet en cause le projet de PEM et son financement…

 Concernant les trains du quotidien, l'Etat se moque de nous en faisant ce parallèle. En effet, la règle d'or conclue ces derniers mois entre la Sncf et son actionnaire unique l'Etat, impose un arrêt de tous investissements de la Sncf sur les lignes empruntées par l'essentiel des trains du quotidien de l'Occitanie, l'Etat se désengageant de surcroît de l'entretien de ces lignes…

 Le discours ministériel porte plutôt sur des lignes d'une volumétrie importante en termes de passagers (plusieurs dizaines de milliers) ce qui élimine l'essentiel des lignes de la Région.

 Sncf Réseau sur ordre de l'Etat se montre peu engagé dans les chantiers de réouverture des six lignes décidées dans le cadre des États généraux du rail et de la mobilité tenus l'année dernière.

Enfin, le gouvernement va tenir des assises de la mobilité sur les quatre derniers mois de l'année. La mobilité serait selon des indiscrétions, la possibilité de se déplacer d'une préfecture à une autre. La solution proposée pourrait être la généralisation de Bla-Bla-car dans l'intérêt de la progression des profits de cette société lucrative.

 En réalité, notre Région pourrait avoir la triple peine, plus de LGV, pas de financement pour les infrastructures dites secondaires (l'essentiel du réseau régional répétons-le), promotion de BlaBla-car y compris contre le co-voiturage solidaire qui a toute sa place dans la mobilité régionale. Au contraire, mobilisons-nous pour le développement du transport ferré et la mobilité dans toute la Région.

Jean-Luc Gibelin Vice-président  en charge des Mobilités  et des Infrastructures de Transports 

 

 

Tag(s) : #toulouse, #élections, #action associations

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