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Malvy a lu J-M Ayrault. C'est avec plaisir que nous reprenons sa réponse aux questions de Sud-Ouest et pas seulement pour prouver son ignorance du ferroviaire. JPD (avec quelques notes à la fin)

Sud-Ouest édition papier du 27/06/2013

Questions à Martin Malvy, Président du Conseil Régional Midi-Pyrénées

1 - Comment décryptez-vous le texte du Premier ministre?

Je souscris au constat global dressé par Jean-Marc Ayraul. Crise ou pas crise, il y a, à l'évidence, un empilement de projets qui justifie que l'on fasse des choix. Je rappelle que ça ne date pas d'hier. En son temps, Jean-Claude Gayssot (ministre de 1997 à 2002 ) disait que les projets qu'il avait sur son bureau représentaient un siècle de budgets de l'Équipement ![1]

2 - Mais quand il dit qu'il ne faut pas se polariser sur la grande vitesse, sentez-vous le projet GPSO menacé ?

Là, effectivement, j'émets une réserve. Car il faut faire très attention à l'encombrement du réseau ferré. Sur Bordeaux-Toulouse, mais je suppose que c’est la même chose sur Bordeaux-Hendaye, on ne peut pas prétendre faire circuler des trains à 200 km/h tout en continuant, sur la même ligne, à faire fonctionner des trains intercités, des trains régionaux, des trains de marchandises. C'est incompatible ! Donc, il faut la ligne à grande vitesse. Oui, il faut rouler à 300 km/h pour permettre au reste du trafic de s'écouler. Nous avons étudié la situation, car nous aussi, nous sommes préoccupés par l'état de nos finances. Et nous avons constaté qu'un aménagement pour rouler à 200 km/h demanderait également des investissements importants tout en faisant un mauvais sort à l'ensemble de la circulation[2].

3 - Pensez-vous être suffisamment convaincant ?

J'ai eu l'occasion d'en parler à plusieurs reprises avec le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Transports. Ils sont parfaitement au courant du contexte. D'après ce que nous savons, Bordeaux-Toulouse serait retenu prioritairement Il y a une logique à cela. Mettre Bordeaux à deux heures de Paris ne se justifie que si l'on poursuit la desserte pour mettre Toulouse à trois heures de la capitale. Je pense que l'accord que nous avons conclu, qui prévoit la déclaration d'utilité publique pour 2014, sera respecté afin que les travaux soient lancés le plus rapidement possible, vers 2018.[3]

Recueilli par Jacques Ripoche

Notes Jean-Paul Damaggio

[1] Propos qu’il a tenu à l’hôtel Palladia sans en tirer les conséquences.

[2] C’est une étude de RFF toujours invoquée mais jamais publiée !

[3] Etrange, quand il parle sur Sud-Ouest il ne ressort pas « Toulouse quatrième ville de France ». Quand au fait de continuer la ligne c’était vrai hier pour Paris-Tours qui devait logiquement aller jusqu’à Bordeaux, donc jusqu’à Toulouse, donc jusqu’à Narbonne, donc jusqu’à… et on repart pour le « tout LGV » !

Tag(s) : #Malvy, #médias, #bordeaux

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