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Pour ce nouveau débat de l'EUP qui s'est tenue à Toulouse, nous avions pensé que la présentation de RFF tiendrait compte de la situation de Toulouse avec une présentation du projet de gare Matabiau, avec des données sur la situation de l'aéroport de Blagnac que la LGV doit concurrencer etc. mais puisqu'il n'en fut rien nous n'avons rien à vous apprendre côté RFF?

Côté des opposants c'est Bruno Lecomte président du STRES qui a accepté de rappeler la situation à partir de la commune de Saint Rustice en élargissant aux données globales. Il a rappelé qu'il a été lui aussi opposant à l'aéroport, dossier pour lequel les autorités utilisèrent le même processus : "Blagnac est saturé il faut en faire un autre". La lutte citoyenne a empêché cette gabegie et dix ans après Toulouse-Blagnac assure ses responsabilités après des aménagements nouveaux.

Il a aussi évoqué la question des impacts environnementaux et a fini par citer le rapport de la Cour des Comptes.

Dans le débat, je suis encore revenu avec insistance sur la question du temps de parcours qui est la référence vedette du projet. Si maintenant je sais que le temps moyen est affiché à 3 h 25 je m'interroge sur le type de calcul. Le temps moyen est-il calculé entre un train le plus rapide 3 h 10 et le trin le plus lent 3 h 40 ? Je n'aurai pas de réponse or cette question nous renvoie à celle de la concurrence de l'avion, thème lui aussi majeur des défenseurs du projet.

Etrangement, dans le document on trouve le temps moyen de Paris Marseille à la date du 3 juin 2014 (dossier H) 3 h 17 pour un temps meilleur de 3 h 05 et le temps le plus long 3 h 49.

Pourquoi ne pas donner le temps le plus long pour Paris-Toulouse ?

Et quel est ce progrès quand pour s'arrêter dans les gares intermédiaires on est obligé de changer à Bordeaux ?

Madame Thirriot et son mari était là en fidèle opposante pour remettre sur le tapis le regret que le plan de financement soit absent, pour rappeler l'alternative Claraco, l'opinion d Gilles Savary et le fait que la LGV ça déménage le territoire.

Nous amis des Pyrénées ont rappelé que la question de TCP, des études autour du dossier et toute la question du fret où la démonstration est faite que les lignes existantes ne sont pas utilisées à la hauteur du possible, question reprise et développé par un responsable du NPA qui préfère qu'on aille des RER autour de Toulouse que vers une LGV.

Comment peut-on voir mourir Montréjeau-Luchon au moment où lance une LGV ?

Cette question comme bien d'autres n'auront pas de réponse suivant un principe qui fait qu'on accumule les questions et qu'en suite elles se perdent dans le tas.

Parfois finalement une question ressort du chapeau comme celle du POLT posée par Jack Henry pour TEG 82. Rien de nouveau : il a eu beau dire que le projet c'est d'arrêter la POLT à Brive, tout va bien pour la POLT !

Le ton va changer ensuite avec l'intervention du président de la Chambre d'Agriculture et celle d'un responsable viticole pour l'AOC de Fronton celui-ci affirmant : "Vous êtes un manipulateur" à l'adresse du représentant de RFF.

Entre les deux un représentant d'EuroSud Transport a tenu à affirmer d'abord qu'il était énervé par ce qu'il a entendu. La LGV devrait être déjà achevé ou presque et ça traine. Alors il a pris l'exemple du tunnel sous la Manche qui unit deux capitales Paris et Londres et qui finalement devient rentable.

L'homme est incapable de comprendre que nous aussi nous sommes énervés par les propos de RFF et les siens tout particulièrement ! D'où une réaction un peu vive de l'ami Daniel ! Il rappellera d'ailleurs qu'à défendre le Fronton il faut penser à la part du vignoble qui est dans le Tarn et Garonne et qui est la partie la plus impactée (2,4 hectares sur 9 dans la Haute-Garonne). Le Buzet et le Brulhois sont d'ailleurs plus impactée.

Des amis de Gironde ont aussi fait le voyage et Patrick Puech rappela la difficulté pour répondre à RFF au sujet de l'étude Claraco car ils sont juge et partie.

Bruno Lecomte a rappelé le temps déclic pour le report modal (2 h 30 et au plus 3 h) qui prouve qu'il servira peu pour la LGV. Il a rappelé que dans le monde professionnel le lien centre-ville, centre-ville n'est pas toujours recherché.

En fait l'énorme leçon du débat a été donnée par les absents : pas d'élus, pas de syndicalistes cheminots, pas de citoyens. La LGV est pour les Toulousains mais le fait est là : ils s'en foutent ! Grand bien leur fasse ! A suivre. J-P Damaggio

EUP : Débat à Toulouse
Tag(s) : #enquête d'utilité publique, #toulouse, #LGV

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